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    Archived pages: 685 . Archive date: 2014-01.

  • Title: E. Leclerc Foire aux vins
    Descriptive info: E.. Leclerc Foire aux vins.. Décision publiée le 20.. 04.. 2010.. LECLERC FOIRE AUX VINS - 54/10.. Le Jury de Déontologie Publicitaire,.. Après examen des éléments constituant le dossier de plainte ;.. les représentants de l’association Le Liège gascon et de l’Institut Méditerranéen du Liège, plaignants et de la société E.. Leclerc ayant été avertis de la date de la séance par LRAR du 12 mars 2010,.. et, après en avoir délibéré, hors la présence des parties,.. rend la décision suivante :.. 1.. Les faits.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi le 28 janvier 2010 d’une plainte conjointe émanant de l’association Le Liège gascon et de l’Institut Méditerranéen du Liège afin qu’il se prononce sur la conformité, aux règles déontologiques en vigueur, d’une publicité diffusée sur le site Internet de la société E.. Leclerc, dans le cadre de sa foire aux vins 2009, et vantant les avantages des bouchons à vis.. Cette publicité comporte en accroche la mention.. Les bouchons à vis, une vraie révolution !.. et détaille ensuite.. 8 raisons de les apprécier.. , par rapport aux traditionnels bouchons en liège.. Le point n 8 précise :.. les forêts de chênes liège centenaires, arbres de plus en plus rares, sont préservées.. 2.. Les arguments des parties.. Les associations plaignantes estiment que cette publicité comporte des allégations inexactes, de nature à entraîner dans l’esprit des consommateurs des confusions concernant les qualités et les vertus écologiques du bouchon à vis.. Elles dénoncent en premier lieu l’idée ainsi promue de la capacité de la capsule à vis à protéger les forêts de chênes-lièges, alors que la fabrication de bouchons en liège ne met pas en danger les chênes-lièges dont l’écorce seule est prélevée, laquelle se reconstitue en une dizaine d’années et participe ainsi au stockage du carbone.. Elles opposent ensuite que l’utilisation des capsules à vis  ...   être en mesure de justifier les arguments ayant trait au développement durable au moyen d’éléments sérieux objectifs et vérifiables au moment de la publicité.. Le Jury estime que les allégations formulées dans la publicité en cause qui promeuvent l’intérêt des bouchons dits à vis en faisant valoir que ce procédé préserve les forêts de chênes liège centenaires, sans donner ou renvoyer à des éléments permettant de justifier la raréfaction de ces forêts due à leur exploitation en vue de produire des bouchons, ne sont pas conformes à la disposition 1/4 de la recommandation précitée.. S’agissant des autres éléments développés dans la plainte et relatifs à la comparaison des avantages de chacun des types de bouchons au regard du développement durable, le Jury observe que la publicité en cause ne procède ni directement ni indirectement à une telle comparaison et qu’aucun reproche ne saurait être fait à la société E.. Leclerc sur ce point.. Enfin, le Jury observe que l’annonceur, qui doit connaître les principes de déontologie de la publicité lorsqu’il recourt à ce mode de communication, ne saurait s’exonérer en invoquant la seule responsabilité de l’agence, auteur de la publicité qu’il a nécessairement validée.. 4.. La décision du Jury.. La plainte est partiellement fondée.. Le point 8 de la publicité diffusée sur la page consacrée à la foire aux vins du site Internet de la Société E.. Leclerc méconnaît l’article 1/4 de la Recommandation de l’ARPP relative au développement durable ;.. Il est demandé au directeur général de l’ARPP de prendre les mesures nécessaires au non renouvellement de cette allégation publicitaire ;.. La présente décision sera communiquée aux plaignants et à la société E.. Leclerc,.. Elle sera diffusée sur le site Internet du JDP.. Délibéré le vendredi 9 avril 2010 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, Vice Présidente, Mme Drecq, MM Lacan, Benhaïm, Carlo et Raffin..

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  • Title: Cristaline - Neptune Distribution
    Descriptive info: Cristaline - Neptune Distribution.. CRISTALINE - 53/10.. Après examen des éléments constituant le dossier de plainte,.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi de deux plaintes de particuliers en date des 29 janvier et 5 mars 2010 afin qu’il se prononce sur la conformité, aux règles déontologiques en vigueur, d’une publicité de la société Neptune Distribution en faveur de son eau minérale de marque Cristaline, diffusée en presse.. Cette publicité, dont l’accroche est Avec Cristaline, les préjugés sur l’eau en bouteille tombent à l’eau , comporte des allégations présentées sous forme de préjugés numérotés de 1 à 4, selon lesquels l’eau en bouteille coûte cher, l’eau en bouteille est anti-écolo, l’eau du robinet peut remplacer l’eau en bouteille et l’eau en bouteille est trop contraignante.. Ces préjugés ainsi présentés font l’objet de commentaires qui procèdent par rapprochements avec l’eau du robinet notamment, l’eau du robinet filtrée.. Les plaignants estiment que cette publicité comporte des allégations incomplètes et dénigrantes sur l’eau du robinet présentées de façon directe ou insidieuse, sans fondement et sans preuve avec des sous-entendus mettant en cause cette eau du point de vue sanitaire.. Elle vise à faire peur au consommateur qui boit l’eau du robinet pour qu’il préfère l’eau en bouteille.. Elle met donc en cause tous les professionnels de la filière eau courante potable publique, les collectivités locales qui gèrent les syndicats des eaux et même l’Etat qui fixe les règles.. Plus précisément :.. Sur l’emploi du terme préjugés.. L’annonceur qualifie les convictions des consommateurs d’eau d’un terme à teneur péjorative par l’emploi du terme préjugés.. Cela contrevient à l’article 12 du Code de la Cci relatif au dénigrement.. Sur l’affirmation l’eau en bouteille, ça coûte cher.. , l’annonceur oublie de préciser que son produit est de 34 à 91 fois plus cher que le prix moyen du m3 d’eau du robinet en France.. La tromperie est également manifeste selon lui lorsque l’annonceur invente une dépense pour le filtrage de l’eau du robinet alors que cette opération n’est absolument pas nécessaire.. Cette allégation contrevient à l’article 5 du Code de la CCI car le consommateur est induit en erreur par voie d’omission sur la valeur du produit.. Sur les allégations santé.. , les allégations directes ou indirectes selon lesquelles l’annonceur met en doute la composition et la potabilité de l’eau du robinet, avec une insistance lourde sur les besoins de filtration et de désinfection, contreviennent aux recommandations de l’ARPP relatives à la véracité et à la loyauté.. L’annonceur tente, selon lui, de faire croire que les sources Cristaline sont plus contrôlées, plus pures, plus naturelles, avec moins de nitrates, alors que la majorité des sources de l’eau du robinet sont de même nature.. De plus, l’annonceur reproche à l’eau du robinet d’avoir une composition qui varie d’une ville à l’autre, alors que les sources Cristaline ont également des compositions variables selon la région et parfaitement banales.. Le plaignant renvoie en cela à l’argumentation développée par France nature Environnement dans la décision du JDP du 17 février 2010.. Sur les allégations relatives au développement durable et notamment sur l’affirmation selon laquelle l’eau en bouteille serait anti-écolo.. Une grave confusion entre les termes recyclable et écolo est opérée.. C’est une incitation à produire des déchets : la bouteille plastique, fabriquée en consommant de l’énergie  ...   qu’en matière de.. Loyauté : La communication de marketing doit être conçue de manière à ne pas abuser de la confiance des consommateurs ou à ne pas exploiter le manque d’expérience ou de connaissance des consommateurs (article 3) Véracité : La communication de marketing doit être véridique et ne peut être trompeuse.. Elle ne doit contenir aucune affirmation ou aucun traitement audio ou visuel qui soit de nature directement ou indirectement, par voie d’omissions, d’ambiguités ou d’exagérations de nature à induire en erreur le consommateur … (article 5).. de l’ARPP dispose, notamment, que :.. L’annonceur doit être en mesure de justifier les arguments ayant trait au développement durable au moyen d’éléments sérieux, objectifs et vérifiables au moment de la publicité (1.. 4).. La publicité ne doit pas discréditer les principes et objectifs, non plus que les conseils ou solutions, communément admis en matière de développement durable.. La publicité ne saurait détourner de leur finalité les messages de protection de l’environnement, ni les mesures prises dans ce domaine (9.. 2).. Le Jury constate que les allégations relevées par les plaignants dans la publicité de la société Neptune Distribution, dans les commentaires des préjugés n 1,2 et 4, reviennent à présenter systématiquement l’eau du robinet comme devant être filtrée pour pouvoir être comparée à l’eau en bouteille et mettent en cause sans aucune précision ou justification, dans les commentaires des préjugés n 3 et 4 , la composition, la qualité et la potabilité de l’eau du robinet alors que celle-ci fait l’objet de contrôles fréquents et rigoureux et a, dans certains cas, la même provenance que l’eau de source.. Elles sont ainsi de nature à induire le consommateur en erreur en exploitant son manque de connaissance.. En ce sens, elles méconnaissent les articles 3 et 5 précités du Code de la Chambre de Commerce Internationale relatifs à la loyauté et à la véracité et la Recommandation.. de l’ARPP.. Elles discréditent, de surcroît, les principes, conseils ou solutions communément admis en matière de développement durable qui pour sensibiliser les publics à la nécessité de réduire les déchets, recommandent de boire l’eau du robinet.. Ces documents publicitaires contreviennent ainsi à la Recommandation 9/2 de l’ARPP précitée relative aux impacts éco-citoyens des messages publicitaires.. Sur la demande de l’un des plaignants tendant à ce qu’il soit demandé à l’annonceur de publier la présente décision à ses frais dans les magazines mêmes où le message publicitaire a été publié : Le jury considère que les circonstances ne paraissent pas justifier la publication de sa décision sur un autre support que celui du site internet du JDP.. La plainte est fondée ;.. La publicité de la société Neptune Distribution méconnaît les articles 3 et 5 du Code sur les pratiques loyales de publicité de la Chambre de Commerce Internationale relatifs à la loyauté et à la véracité et les recommandations 1 /4 et 9 /2 de l’ARPP sur le développement durable ;.. Il est demandé au directeur général de l’ARPP de prendre les mesures nécessaires au non renouvellement de ces messages publicitaires.. Le surplus des demandes est rejeté.. ;.. La présente décision sera communiquée aux plaignants et à la société Neptune Distribution ;.. Délibéré le vendredi 9 avril 2010 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, Vice-Présidente, Mme Drecq, MM Carlo, Lacan, Benhaïm et Raffin..

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  • Title: Droits des non fumeurs - Agence BDDP & Fils - Cart’Com
    Descriptive info: Droits des non fumeurs - Agence BDDP Fils - Cart’Com.. Décision publiée le 19.. 03.. DROITS DES NON FUMEURS - 52/10.. après avoir entendu successivement le représentant de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques, de l’ARPP, de l’association Droits des Non Fumeurs (DNF), de l’agence BDDP Fils et de la société Cart’Com, présents à la séance ;.. et après en avoir délibéré, hors la présence de l’ARPP et des parties,.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi par plusieurs plaintes de particuliers les 23, 24 et 25 février 2010, auxquelles se sont associées l’association Familles de France, le 23 février, et la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques CNACF, le 24 février 2010, portant sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’une campagne publicitaire, diffusée par voie de cartes postales distribuées dans certains bars ou discothèques par l’Association Droits des Non Fumeurs, qui vise à sensibiliser le public des jeunes sur les dangers du tabagisme.. Cette campagne comporte 2 visuels présentant pour l’un une adolescente, pour l’autre, un adolescent, les jeunes gens paraissant agenouillés devant un homme, le regard tourné vers lui, une cigarette à la bouche, la main de l’homme posée sur leur tête.. Le texte précise.. Fumer, c’est être l’esclave du tabac.. La procédure.. Les plaintes ont donné lieu à la mise en œuvre de la procédure d’urgence prévue par l’article 17 du règlement intérieur du JDP qui prévoit que, à la suite d’une intervention du Président ou du Directeur général de l’ARPP en cessation de diffusion d’une publicité regardée comme constituant un manquement grave ou sérieux qu’il convient de faire cesser rapidement, s’il y a une plainte,.. le cas est présenté pour délibération au jury lors de la séance qui suit cette intervention.. Sa décision fait l’objet d’une publication aux conditions prévues à l’article 21.. Les plaintes ont été communiquées à l’annonceur, à l’agence et à la société Cart’Com le 26 février 2010.. Ils ont été informés par lettre RAR du 26 février 2010 de la date de la séance.. Les arguments des parties :.. Les plaignants considèrent cette campagne publicitaire comme indécente et choquante en ce qu’elle évoque, pour symboliser la soumission, une fellation contrainte qui est une violence sexuelle.. La CNACF fait valoir que la diffusion de cette campagne transgresse les Recommandations déontologiques de l’ARPP, notamment Image de la personne humaine , Enfant et Identification de la publicité et contrevient aux règles générales du Code de la CCI.. Pour l’association Familles de France, si on comprend bien l’objet du message, la soumission au tabac des fumeurs, il est évident que les images utilisées reposent sur deux thèmes : l’un de la soumission à l’adulte, l’autre, plus subliminal, de l’acte sexuel.. Le résultat d’une telle publicité ne peut atteindre son but qui serait la prévention du tabagisme.. En effet, cette publicité, illisible et provocante, ne respecte pas les jeunes dans la construction de leur liberté face au tabac et la construction de leur vision de la sexualité.. Même si on comprend l’objectif de choquer le jeune et de le faire réagir, il semble qu’il y a aussi un jugement de valeur posé sur le sexe : sexe et tabac seraient deux façons de devenir esclave ? Cela semble de nouveau très éloigné des efforts faits par de nombreuses associations pour redonner du sens à la relation sexuelle, en faire un acte noble et respecté ; enfin, dans le domaine sexuel, il ne faudrait pas faire croire au jeune, cible de cette campagne, que le sexe par lui-même conduit à la soumission.. Ce sont les hommes et les femmes qui lui donnent son sens.. Cette campagne ne semble donc pas respecter plusieurs règles déontologiques : elle est indécente (Code international de pratiques loyales en matière de publicité de la CCI, article 2 ; Règles déontologiques de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité, Image de la personne humaine, 1-1, 1-3) ; elle présente une image ambiguë sur la soumission (Image de la personne humaine 3) ; elle porte un jugement de valeur sur des comportements humains et est proche du dénigrement et de la discrimination.. L’ARPP qui n’a pas été consultée sur cette campagne, a décidé de mettre en œuvre l’article 17, Urgence, du règlement intérieur du JDP qui énonce que :.. Dans le cas d’un manquement manifestement grave et sérieux, qu’il convient de faire cesser rapidement , le Président de l’ARPP ou, par délégation, son Directeur Général, peut, conformément à la procédure d’urgence prévue par le règlement intérieur de l’ARPP, prendre sur le champ les mesures qui s’imposent, notamment en adressant une demande de cessation de diffusion aux professionnels concernés (annonceurs, agence, médias).. Il en informe le Président du Jury.. L’ARPP considère en effet que cette campagne est de nature à choquer gravement une partie du public ; les nombreuses et violentes réactions qui ont suivi sa diffusion en attestent.. Suggérant des scènes d’agression sexuelle (du fait de la différence d’âge notoire entre les individus, du visage innocent des adolescents, de la main de l’homme sur leurs têtes) elle les banalise, proposant à un jeune public un message très ambigu.. Le slogan, très bref ne délivre pas un message explicite permettant de comprendre le parallèle présenté, seule l’agressivité des illustrations est évidente.. Cette campagne contrevient en ce sens aux règles de décence et de dignité posées par la Recommandation Image de la personne humaine , en particulier les points 1.. 1 et 1.. 3 ainsi qu’aux règles prohibant la soumission et la dépendance figurant dans les articles 3.. 1 et 3.. 2 de cette même recommandation.. De surcroît, l’article 18 du Code de la CCI rappelle qu’un soin particulier doit être mis en œuvre dans la communication ciblant les adolescents et stipule que la publicité ne doit comporter aucun traitement visuel qui risquerait de causer aux adolescents un dommage sur le plan mental.. Elle précise qu’il ne lui a pas échappé que cette campagne a pour objectif de diffuser un message d’intérêt général en alertant les populations jeunes sur le risque de dépendance au tabac ; mais, comme l’a rappelé le Conseil de l’Ethique en Publicité, dans un de ses derniers avis, il faut respecter un principe de proportionnalité entre les moyens publicitaires employés et l’objectif poursuivi même s’il est d’intérêt général.. En conséquence, l’ARPP a demandé à l’agence de communication responsable de cette campagne d’en cesser la diffusion et de renoncer à toute nouvelle diffusion et à toute insertion (presse ou affichage) ultérieure éventuellement prévue qui utiliserait ces visuels.. L’agence BDDP fils, auteur de la campagne, et la société Cart’Com font valoir que celle-ci a été réalisée pour un organisme non marchand dans le but de sensibiliser la jeunesse au fléau que constitue le tabagisme.. Son plan média a été conçu pour atteindre un public ciblé et restreint par la voie de supports qui pour la quasi-totalité sont hors média.. Prenant en considération l’imperméabilité des adolescents au discours moralisateur et consensuel, son concept créatif répond à la nécessité de capter leur attention et de toucher leur conscience et utilise dès lors un ton et un registre qui sont immédiatement accessible à la jeunesse.. A titre principal, l’agence et la société Cart’Com invoquent l’irrecevabilité des plaintes au regard des articles 3 et 11 du règlement intérieur car la campagne visée par les plaintes n’est pas la Campagne DNF conçue par l’Agence.. En effet, les diffusions visées par les plaintes résultent du contenu éditorial des journaux qui ont commenté la campagne publicitaire.. Mais, les plaintes ne visent pas cette campagne elle-même qui a essentiellement consisté dans la distribution, le 17 février 2010, de quelques milliers de  ...   aux dangers du tabagisme, à agir sur la prise de conscience des risques du tabagisme, à assurer le droit des non-fumeurs à respirer un air sain et à informer sur les mesures anti-tabac.. Elle rappelle qu’elle a une mission d’utilité publique en France métropolitaine, en France d’Outremer, dans l’Union européenne et à l’International dans le cadre de son partenariat avec l’OMS pour la mise en application de la convention cadre de lutte anti-tabac.. Elle indique que sa campagne de publicité fumer, c’est être l’esclave du tabac a lancé un débat sur le tabagisme des jeunes et a suscité de nombreuses réactions polémiques quant à la métaphore employée.. Ce débat est une victoire pour tous ceux qui pensent qu’il est urgent de se donner les moyens appropriés pour combattre ce fléau.. Le mode de diffusion initialement choisi pour ces visuels était très sélectif et très limité, essentiellement circonscrit aux lieux de sorties des jeunes.. Elle ajoute que cette campagne n’a notamment jamais été destinée à faire l’objet d’un plan de diffusion massif auprès du grand public.. C’est le bruit médiatique et la reprise de ces visuels par l’ensemble des médias nationaux qui l’ont exposée à un public aussi large.. Sa visibilité doit beaucoup à ceux qui en ont fait un sujet de polémique.. Pour ne plus alimenter cette polémique, et parce que la campagne n’a plus besoin d’être exposée davantage, Droits des Non Fumeurs et son agence confirment que la diffusion des visuels de la campagne sera limitée aux actions très ponctuelles déjà réalisées ou lancées.. Elle précise qu’elle poursuivra son action par ce qui constitue le cœur de la campagne, à savoir un film TV/cinéma.. Sur le recevabilité des plaintes :.. En premier lieu, selon l’article 11 du règlement du Jury,.. Le jury peut être saisi d’une plainte par toute personne physique ou morale …Une plainte pour être prise en compte doit être clairement motivée….. Par suite, la seule circonstance que certaines des plaintes ne soient pas clairement motivées n’est pas de nature à faire obstacle à l’examen par le Jury de la campagne de DNF, dès lors que d’autres le sont.. En second lieu, le fait qu’une publicité à diffusion restreinte fasse l’objet d’une importante exploitation médiatique qui accroît son audience au-delà de ce que prévoyait le plan média, fait partie des éléments qui doivent normalement être pris en considération au moment de l’élaboration de ce plan média et ne saurait conduire à rejeter les plaintes des personnes qui ont pris connaissance de ces publicités par la relation qu’en ont faite les médias dès lors qu’il n’est pas contesté que les cartes postales en cause sont des documents publicitaires et ont fait l’objet d’une diffusion auprès d’un public de jeunes.. Au demeurant, l’agence BDDP Fils a adressé, le lundi 22 février, un communiqué de presse annonçant le lancement d’une.. campagne choc auprès des jeunes.. pour l’association Droit des Non Fumeurs, qui, elle-même, dans un communiqué de presse du 24 février, a relevé que.. la campagne a suscité de nombreuses réactions polémiques quant à la métaphore employée.. Ce débat est une victoire pour ceux qui pensent qu’il est urgent de se donner les moyens appropriés pour combattre ce fléau…Sa visibilité doit beaucoup à ceux qui en ont fait un sujet de polémique.. Sur le bien fondé des plaintes.. Les règles déontologiques de l’ARPP, notamment la Recommandation.. disposent dans ses points 1.. 1, 1.. 3, 3.. 2 que : La publicité ne doit pas être susceptible de heurter la sensibilité, choquer ou même provoquer le public en propageant une image de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence.. , D’une façon générale, toute représentation dégradante ou humiliante de la personne humaine, explicite ou implicite, est exclue, notamment au travers de qualificatifs, d’attitudes, de postures, de gestes, de sons, etc.. , attentatoires à la dignité humaine.. , La publicité doit éviter d’induire une idée de soumission ou de dépendance dévalorisant la personne humaine et en particulier les femmes.. et Toute présentation complaisante d’une situation de domination ou d’exploitation d’une personne par une autre est exclue.. Le Jury relève que la campagne publicitaire en cause émane d’une association sans but lucratif et qu’elle est diffusée dans le cadre d’une campagne qui a pour objet la défense de la santé publique et concerne un fléau particulièrement grave, le tabagisme, notamment en ce qu’il concerne les jeunes.. Il relève également que le mode de diffusion initialement retenu pour cette campagne, à savoir la distribution dans les bars et les discothèques, visait un public bien déterminé, celui des jeunes de plus de 16 ans qui est précisément la cible que cette campagne cherchait à atteindre.. Il note enfin que les cartes en cause qui comportaient au recto des images qui ont choqué une partie du public, délivraient également au verso, il est vrai en toutes petites lettres, un message attirant l’attention sur les dangers graves entraînés par l’accoutumance au tabac.. Toutefois, s’il est admis que de telles campagnes peuvent être soumises à une appréciation plus tolérante quant aux représentations, aux slogans ou aux images qu’elles utilisent pour attirer l’attention sur de graves problèmes sociétaux ou de santé publique, elles ne sont pas pour autant exemptées du respect des règles fondamentales de l’éthique publicitaire, notamment, de celles qui leur imposent de respecter le public.. Ainsi que l’a relevé le Conseil de l’éthique publicitaire dans son avis relatif aux campagnes d’opinion et de publicité non commerciale :.. Le problème éthique soulevé par cette catégorie de publicité non commerciale est celui de la proportionnalité entre les moyens utilisés…et la finalité d’intérêt général poursuivie.. Le respect de ces règles implique que les moyens employés par la campagne publicitaire servent la cohérence et la pertinence du message délivré au regard de la fin recherchée.. En l’espèce, le Jury observe que, bien que l’agence le conteste [p.. 3], le visuel des deux cartes qui présente un adolescent agenouillé devant un homme visiblement plus âgé que lui, et qui appuie sa main sur sa tête, mettent implicitement, mais clairement, en scène un acte imposé, ce qui est d’ailleurs parfaitement en concordance avec la référence à l’esclavage utilisée dans le slogan.. En illustrant les méfaits de l’addiction au tabac par l’évocation d’une scène de relation sexuelle imposée, qui est un crime, la campagne de DNF mêle deux registres distincts qui font appel à des ressorts émotionnels différents sans qu’existe entre les situations évoquées une quelconque relation d’évidence ou de nécessité et au risque de banaliser l’une et l’autre.. Par suite, et quelque louable que soit la fin poursuivie par ses auteurs, cette campagne présente un caractère ambigu qui nuit à sa lisibilité et à sa cohérence.. Elle apparaît donc comme inutilement choquante et contrevient en conséquence aux règles de la Recommandation Image de la personne humaine rappelées ci-dessus.. Les plaintes sont fondées.. La campagne de l’association Droit des Non Fumeurs réalisée par l’agence BDDP fils et la société Cart’Com décrite ci-dessus contrevient aux points 1.. 3 ,3.. 2 de la Recommandation.. La décision du Jury sera communiquée aux plaignants, à l’association Droit des Non Fumeurs, à l’agence BDDP Fils et à la société Cart’Com ; elle sera diffusée sur le site internet du JDP.. Il est demandé au Directeur Général de l’ARPP, d’une part, de faire en sorte que cette campagne, qui a pris fin, ne soit pas renouvelée, d’autre part, de publier un communiqué de presse faisant connaître la teneur de la présente décision.. Délibéré le vendredi 12 Mars 2009 par Mme Hagelsteen, Présidente, et Ms Benhaïm, Lacan, Leers et Raffin.. Pour visualiser les visuels Droits des non fumeurs,.. cliquez ici..

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  • Title: Fondation Brigitte Bardot
    Descriptive info: Fondation Brigitte Bardot.. Décision publiée le 24.. FONDATION BRIGITTE BARDOT - 51/10.. après avoir entendu successivement les représentants de l’association La Fourrure française, de l’ARPP et de la Fondation Brigitte Bardot.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi le 8 janvier 2010 par l’association La Fourrure française d’une plainte portant sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’une campagne de publicité diffusée par voie d’affichage, notamment sur les flancs de bus de la RATP, par la Fondation Brigitte Bardot et qui vise à sensibiliser le public sur les implications du port de fourrure animale dans l’habillement.. Les images de cette campagne représentent un personnage vêtu d’un manteau de fourrure, dont la capuche rabattue cache le visage et qui, telle l’allégorie de la mort, porte dans ses mains une faux.. La campagne est accompagnée du slogan.. Porter de la fourrure, c’est porter la mort.. La société Metrobus a été avertie de la date de la séance par lettre recommandée avec accusé de réception du 11 février 2010.. La plaignante, l’association La Fourrure française, qui est une association professionnelle, soutient que cette campagne présente un caractère déloyal à l’encontre du produit et de la filière professionnelle de la fourrure, que le slogan et ses images sont extrêmement agressifs et qu’elle est trompeuse, car elle présente le travail de la fourrure de façon calomnieuse.. Elle ajoute qu’elle est choquante et susceptible de heurter les personnes sensibles ou trop jeunes, et aussi qu’elle peut inciter à des comportements agressifs.. L’association soutient de plus que l’identification de l’auteur de cette publicité n’apparaissait pas sur les affiches placardées sur les autobus.. L’ARPP indique qu’interrogée dans le cadre de la procédure de conseil avant diffusion par un des afficheurs, elle a délivré, après modification du projet, un conseil favorable sans réserve.. Elle estime que s’agissant d’une campagne d’opinion non marchande qui relève de la liberté d’expression, l’appréciation doit être plus tolérante dès lors, notamment, que le public est respecté et que sa sensibilité n’est pas heurtée.. L’annonceur, la Fondation Brigitte Bardot, fait valoir que la campagne ne fait aucunement référence à la profession de fourreur ou à la filière économique de la fourrure et qu’elle n’est donc pas dénigrante.. Elle expose que le message délivré ne fait qu’indiquer que le port d’une fourrure implique l’abattage d’animaux et qu’ainsi elle ne fait qu’exercer son rôle reconnu d’utilité publique de protection des  ...   fond noir dans un coin de l’affiche.. Faute d’autres éléments apportés par la plaignante, il ne saurait être retenu que la publicité n’était pas identifiée.. Sur le visuel et le slogan.. Le Jury rappelle que s’il est admis qu’en raison de leur caractère non marchand et de leur rattachement au principe de la liberté d’expression, les campagnes d’opinion émanant d’organismes reconnus d’utilité publique pour alerter le public sur les problèmes sociétaux ou de santé publique peuvent bénéficier d’une appréciation plus tolérante quant aux slogans et images qu’elles diffusent, elles ne sont pas pour autant exemptées du respect des règles fondamentales de l’éthique publicitaire, notamment, de celles qui leur impose de ne pas choquer le public.. Le visuel utilisé par la publicité en cause renvoie clairement à une symbolique ancestrale de la mort.. Ainsi que le souligne la plaignante, cette image joue sur des ressorts instinctifs de superstition et de peur.. Elle fait néanmoins appel à une imagerie ancienne et une interprétation symbolique classique, auxquelles le corps social est, depuis fort longtemps, confronté et habitué.. Ainsi, reste-t-elle l’expression d’une opinion, celle de la dénonciation de l’abattage d’animaux, que la Fondation Brigitte Bardot, reconnue d’utilité publique s’est donnée pour mission de promouvoir et pour laquelle elle est connue du public.. Dans ce contexte et émanant de cette fondation, l’image et le slogan qui peuvent sans difficulté être mis à distance, ne sauraient être considérés comme dénigrant le produit en soi ou la filière dont ne sont mis en cause ni le comportement des acteurs, ni le respect de principes déontologiques ou de règlementations en vigueur.. Le Jury considère donc que ce visuel et ce slogan demeurent à la limite de ce qui peut être admis par le public.. Toutefois, ainsi qu’il l’avait fait dans sa première décision du 9 décembre 2008 à propos du même slogan, il souligne à nouveau que l’utilisation du thème de la mort particulièrement lourd de sens ne saurait se faire que dans le respect vigilant de la sensibilité des individus.. La plainte de l’association La Fourrure française est rejetée.. La décision du Jury sera communiquée au plaignant, à l’annonceur et aux supports de diffusion ;.. elle sera diffusée sur le site internet du JDP.. Délibéré le vendredi 12 mars 2010 par Mme Hagelsteen, présidente, Mme Michel-Amsellem, vice-présidente, et MM Benhaïm, Carlo, Lacan, Leers et Raffin.. Pour visualiser la campagne Fondation Brigitte Bardot,..

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  • Title: Epage
    Descriptive info: Epage.. Décision publiée le 11.. EPAGE - 50/10.. et, après en avoir délibéré, sans que le plaignant ni l’annonceur en cause ne se soient présentés ;.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi, le 14 janvier 2010, d’une plainte du maire de Saint Aubin lès elbeuf afin qu’il se prononce, sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur, d’un courrier publicitaire adressé à la cantine du groupe scolaire André Malraux de la commune, par la société EPAGE.. Cet imprimé au format A4 se présente sous la forme d’une facture à régler à l’entête.. epage – L’annuaire Professionnel.. ; elle indique pour objet l’insertion des coordonnées du destinataire dans un annuaire professionnel, accompagnée de la mention.. montant total à payer.. Sous ce montant qui s’élève à la somme de 297,44 euros figurent les mentions.. Merci de retourner votre règlement accompagné du coupon réponse à (…).. , qui précède l’adresse à laquelle le chèque doit être envoyé.. Le bas de la page se compose d’un coupon détachable sur le modèle des titres universels de paiement, rappelant le montant du prix et les coordonnées de l’entreprise à laquelle doit être adressé le paiement.. Il comporte la mention.. Ce document n’est pas un TIP, il sert à identifier votre règlement.. Ce coupon détachable est précédé de la mention suivante, inscrite en petits caractères :.. cette offre est facultative.. Si elle est acceptée par le client, il devra renvoyer le coupon réponse ainsi que les renseignements figurant sur l’offre epage.. Le client reconnaît avoir pris connaissance de l’offre chiffrée et des conditions générales au verso.. Ce document ne constitue pas de facture.. Une facture acquittée lui sera envoyée dès réception du règlement.. Le plaignant considère que la présentation de cette publicité est ambigüe et relève d’une pratique douteuse..  ...   Internationale, auquel renvoie le préambule des Recommandations déontologiques de l’ARPP, que La communication de marketing doit être véridique et ne peut être trompeuse (…) et qu’elle (…) ne doit contenir aucune affirmation (…) qui soit de nature, directement ou indirectement, par voie d’omissions, d’ambiguïtés ou d’exagérations, à induire en erreur le consommateur (…).. Le document publicitaire diffusé par la société Epage, se présentant dans sa forme et son contenu de façon identique à une facture, ne permet nullement d’identifier son caractère publicitaire.. Comportant en outre une incitation au paiement d’une somme dont le montant est chiffré, elle est de nature à induire une confusion dans l’esprit de ses destinataires et à inciter à des paiements indus.. A cet égard, les mentions ajoutées en très petits caractères sur le document selon lesquelles ce document ne constitue pas une facture …cette offre est facultative ne sauraient constituer une clarification de nature à éviter toute méprise.. Le Jury considère en conséquence que la publicité de la société Epage ne respecte pas les principes déontologiques relatifs à l’identification et à la loyauté de la publicité.. La publicité de la société Epage contrevient aux dispositions de la Recommandation Identification de la publicité de l’ARPP ainsi qu’aux principes de loyauté rappelés par le code consolidé sur les pratiques de publicité et de communication de marketing de la Chambre de Commerce Internationale auquel renvoie le préambule des Recommandations déontologiques de l’ARPP ;.. Il est demandé au directeur général de l’ARPP de publier un communiqué de presse faisant connaître la teneur de la présente décision.. La décision sera communiquée au plaignant et à la société Epage.. Délibéré le lundi 8 mars 2010, par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, vice-présidente, Mme Drecq, MM Benhaïm, Carlo, Lacan et Raffin.. Pour visualiser le courrier publicitaire Epage,..

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  • Title: Cdicount
    Descriptive info: Cdicount.. CDISCOUNT - 49/10.. et, après en avoir délibéré,.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi, le 15 janvier 2010, d’une plainte émanant de l’Association Force Ouvrière Consommateurs (AFOC), afin qu’il se prononce sur la conformité, au regard des règles déontologiques en vigueur, d’une affiche publicitaire de la société C Discount.. Il s’agit d’une offre promotionnelle pour un ordinateur portable proposant une offre de remboursement de 119 € pour l’achat d’un kit mobilité.. La société CDiscount a été avertie de la plainte et de la date de la séance par lettre recommandée avec accusé de réception du 11 février 2010.. Le plaignant relève que les mentions rectificatives liées au prix figurent sur l’affiche à la verticale et dans une taille de caractères insuffisante.. De plus, le signe rattachant le prix à la mention rectificative de l’offre est inexistant.. Le Jury rappelle qu’il résulte des dispositions de la Recommandation Mentions et renvois que, en ce qui concerne la lisibilité,  ...   sans pour autant que cette police soit uniforme dans toute la publicité, dans une couleur de caractères qui contraste par rapport à celle utilisée pour le fond de la publicité, Avec des caractères normalement espacés.. lorsqu’un signe est utilisé pour réaliser un renvoi, la taille du signe, présent au côté de l’accroche et/ou de l’allégation, doit être suffisamment importante pour être toujours lisible dans des conditions normales de lecture.. Le Jury ne peut que constater le total non respect par l’affiche en cause de la Recommandation Mentions et renvois de l’ARPP.. La présente décision sera communiquée au plaignant et à la société C Discount.. Il est demandé au directeur général de l’ARPP de faire modifier la campagne et, dans le cas où elle aurait pris fin, de faire en sorte qu’elle ne soit pas renouvelée.. Délibéré le vendredi 12 mars 2010 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, vice-présidente, MM.. Benhaïm, Carlo, Lacan, Leers et Raffin.. Pour visualiser la publicité Cdiscount,..

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  • Title: Club Med Gym - Agence CO Spirit - Metrobus
    Descriptive info: Club Med Gym - Agence CO Spirit - Metrobus.. CLUB MED GYM - 48/10.. Le Jury de Déontologie Publicitaire.. ,.. après avoir entendu le représentant de l’agence Co Spirit ;.. et, après en avoir délibéré, hors la présence des parties ;.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi, le 15 janvier 2010, d’une plainte émanant de l’Association Force Ouvrière Consommateurs (l’AFOC), afin qu’il se prononce sur la conformité, au regard des règles déontologiques en vigueur, d’une affiche publicitaire de la société Club Med Gym placardée dans les couloirs du métropolitain parisien.. Il s’agit d’une offre en faveur d’une formule d’abonnement à partir de 74€/mois au Club Med Gym.. Le plaignant relève que les mentions rectificatives liées au prix figurent à la verticale et dans une taille de caractères insuffisante contrairement aux dispositions de la Recommandation Mentions et Renvois de l’ARPP.. L’agence de communication Co spirit, en charge du budget, précise que ni son client ni elle-même ne sont adhérents à l’ARPP ; aussi s’interroge-t-elle sur l’opposabilité de la décision du Jury.. Elle fait part également de ses réserves sur la question de l’intérêt à agir de l’association.. L’agence précise n’avoir reçu directement aucune plainte, alors que chaque année depuis 5 ans et deux fois par an, elle réalise une campagne d’affichage pour son client en ayant recours à l’utilisation de mentions positionnées à la verticale.. La campagne est déclinée depuis le mois de janvier sous forme d’imprimés, d’annonces presse, de PLV.. Elle fait observer que le signe de rattachement à la mention explicative est bien présent : il est constitué d’un double astérisque de couleur orange.. L’agence argumente sur le fait que l’affiche ne représente qu’un élément très partiel du dispositif pluri-média et que, sur les autres supports, les mentions sont reproduites horizontalement.. Les affiches de métro répondent, quant à elles, à des contraintes particulières en raison de la présence fréquente devant les affiches de sièges d’attente des passagers qui dissimulent la partie basse, contrainte inhérente au support et subie par tous les annonceurs.. Dès lors, c’est pour préserver leur lisibilité que les conditions générales de vente sont imprimées verticalement.. Elle ajoute que la taille des caractères employée, est de corps 8.. Un consommateur d’attention moyenne est parfaitement informé que les mentions relatives aux conditions générales de vente sont usuellement rédigées en caractères plus petits que l’accroche.. Enfin, l’agence observe que le plaignant ne prétend ni n’établit avoir subi de préjudices.. La société Metrobus expose dans son courrier que l’annonceur lui a livré directement les affiches sans soumettre préalablement une maquette, ce qui l’a empêché de demander une modification, alors qu’elle demande systématiquement un repositionnement des mentions lorsque  ...   Gym et l’agence Co Spririt ne soient pas adhérentes à l’ARPP et au système d’autorégulation dont elle est l’émanation, est sans portée sur la compétence du Jury pour connaître de la plainte portant sur une publicité diffusée dont cette société est à l’origine.. Sur la recevabilité de la plainte.. L’article 11 du règlement du Jury prévoit que : Le jury peut être saisi d’une plainte par toute personne physique ou morale.. Par suite, la plainte présentée par l’Association Force Ouvrière Consommateurs est recevable.. Sur le fond.. Le Jury rappelle qu’il résulte des dispositions de la recommandation Mentions et renvois que en ce qui concerne la lisibilité, les règles générales sont : 1/1.. 1 Règles générales quel que soit le support de la publicité, les mentions rectificatives et informatives doivent être lisibles dans des conditions normales de lecture.. (…) -les mentions doivent figurer : A l’horizontale dans une taille de caractères suffisantes, dans une police de caractères qui permet une lecture aisée, sans pour autant que cette police soit uniforme dans toute la publicité, dans une couleur de caractères qui contraste par rapport à celle utilisée pour le fond de la publicité, Avec des caractères normalement espacés.. Les règles portant sur la lisibilité des mentions selon le support utilisé prévoient quant à elles pour ce qui concerne la publicité diffusée par voie d’affichage : 1/1.. 2.. 3 : La taille de caractères des mentions doit être choisie en fonction du format de l’affiche et de son type d’emplacement.. Le Jury ne peut que constater le non respect de la recommandation Mentions et renvois de l’ARPP, en ce qu’elle prévoit que les mentions doivent figurer à l’horizontale et dans une taille de caractères suffisante, alors même que cet affichage s’inscrit dans une campagne plus vaste dont les différents documents, qui ont été présentés en séance, respectent cette même Recommandation.. Par ailleurs, s’agissant d’une publicité réalisée par voie d’affichage, le positionnement des mentions doit être choisi en fonction de son emplacement, ce qui signifie que, sur le quai d’un métro, les mentions doivent nécessairement figurer à l’horizontale et dans une partie de l’affiche aisément accessible pour le public.. L’affiche en cause méconnaît les règles posées par la Recommandation Mentions et Renvois ;.. La présente décision sera communiquée au plaignant, à la société Club Med Gym, à l’agence CO Spirit et à la société Metrobus ;.. Elle sera diffusée sur le site Internet du JDP ;.. Il est demandé au directeur général de l’ARPP de faire modifier la campagne et dans le cas où elle aurait pris fin, de faire en sorte qu’elle ne soit pas renouvelée.. Pour visualiser la publicité Club Med Gym,..

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  • Title: Tabbee-Orange
    Descriptive info: Tabbee-Orange.. Décision publiée le 17.. 02.. TABBEE-ORANGE - 47/10.. et, après en avoir délibéré, hors la présence de l’ARPP,.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi, les 11 et 17 décembre 2009, de 2 plaintes émanant de particuliers, portant sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’une campagne de publicité diffusée sur Internet en faveur du produit Tabbee de l’annonceur Orange.. Il s’agit d’une publicité diffusée sur Internet en faveur de la tablette Internet multimédia tactile Tabbee d’Orange.. La publicité représente des visuels de différentes femmes accompagnés des slogans.. Pour un homme être instantané, ça arrive souvent au lit.. Pour une femme, c’est que tout soit à portée de main.. Enfin une technologie aussi évoluée que la femme.. La société Orange, à laquelle les plaintes ont été communiquées et qui a été avertie de la date de la séance, par lettre recommandée avec AR du 12 janvier 2010, n’a pas adressé d’observations et ne s’est pas fait représenter.. Les plaignants considèrent que cette campagne est sexiste car elle laisse supposer que l’homme n’a pas le même niveau d’évolution que la femme.. Ils indiquent se sentir insultés et  ...   la Recommandation Image de la Personne Humaine de l’ARPP dispose dans son point 2.. 2 relatif au paragraphe concernant les stéréotypes sexuels, sociaux et raciaux que :.. La publicité ne doit pas cautionner l’idée de l’infériorité d’une personne en raison de son appartenance à un groupe social, notamment en réduisant son rôle et ses responsabilités dans la société.. Il relève que la publicité en cause, dont le message n’a aucun rapport avec le produit dont il est censé faire la promotion, et qui ne saurait se réclamer de l’humour décalé, véhicule en se référant à des stéréotypes caricaturaux, une image particulièrement dévalorisante de l’homme.. Le Jury considère en conséquence qu’elle méconnaît les dispositions précitées.. Les plaintes sont fondées ;.. Le message publicitaire en cause contrevient aux dispositions du point 2-2 de la Recommandation.. Image de la Personne Humaine.. de l’ARPP.. La présente décision sera communiquée aux plaignants et à la société Orange ; Elle sera diffusée sur le site Internet du JDP.. Délibéré le vendredi 5 février 2010 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, vice-présidente, Mme Moggio, et MM Benhaim, Lacan, Leers et Raffin.. Pour visualiser la publicité Tabbee-Orange,..

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  • Title: Orangina - agence Fred & Farid
    Descriptive info: Orangina - agence Fred Farid.. ORANGINA - 46/10.. après examen des éléments constituant le dossier de plainte,.. après avoir entendu successivement les représentants de la société Orangina, de l’agence Fred Farid, du Syndicat National de la Publicité Télévisée (SNPTV), et de l’ARPP, présents à la séance ;.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi, le 15 décembre 2009, d’une plainte émanant d’un particulier, portant sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur, d’un film publicitaire télévisé et d’un film publicitaire diffusé sur le site Internet de l’annonceur, en faveur de la boisson Orangina Rouge.. Le film télévisé met en scène, dans un cirque, un homme en habit de Monsieur Loyal dompté par une panthère noire, humanisée et sexy qui, en maniant son fouet, lui demande de danser et de s’appliquer.. L’homme s’exécute timidement.. Le film est signé :.. Orangina rouge naturellement méchante.. Le spot diffusé sur le site Internet de l’annonceur met en scène les mêmes personnages dans la même situation, mais l’homme est habillé en costume de ville ; la femme panthère lui demande de se déshabiller ; l’homme, apeuré et tremblant, s’exécute et termine entièrement nu.. La plaignante considère que ces messages présentent un caractère érotique et sadomasochiste choquant s’agissant d’une publicité pour une boisson.. La femme est rabaissée au rang d’objet purement sexuel.. Ces messages lui apparaissent immoraux et avilissants pour la personne humaine.. La société Orangina Schweppes France, indique de manière liminaire que, depuis le lancement de la gamme ORANGINA ROUGE, la communication développée autour de cette marque s’est toujours appuyée sur le côté méchant des produits Orangina Rouge en référence à leur couleur rouge sang, tout en jouant sur le caractère décalé et humoristique des scènes de films d’horreur détournées.. En utilisant la signature.. Naturellement Méchante.. , la nouvelle communication développée pour Orangina Rouge s’inscrit dans la continuité de cet historique.. En effet, elle reprend ses caractéristiques et ses codes, à savoir notamment la mise en scène de situations décalées, le ton humoristique et ironique auquel s’est ajoutée la touche de méchanceté spécifique à Orangina Rouge.. La société estime qu’il n’est pas possible de mettre le film télévisé et le film Internet sur le même plan et qu’un certain nombre de distinctions sont à faire entre les deux créations pour pouvoir les analyser au regard de la Recommandation Image de la personne humaine.. Elle fait valoir l’argumentation suivante différenciée selon chaque support.. S’agissant du film télévisé.. :.. Celui-ci reprend le ton décalé et humoristique de la plateforme de communication globale de la marque Orangina, en mettant en scène, dans la cage aux fauves d’un cirque vide, une situation cocasse et surréaliste d’inversion des rôles entre le dompteur et l’animal qu’il est censé dresser.. L’esprit du film n’est en aucun cas de vouloir porter atteinte à l’image de la personne humaine, ou de mettre en scène une personne dans une situation humiliante ou dégradante, mais de jouer sur l’ironie de la situation du dompteur qui se fait dompter par son propre fauve, en l’occurrence une panthère adepte de la consommation d’Orangina Rouge et dont le caractère méchant se réveille et se libère.. Enfin, l’annonceur précise que ce film a été soumis à l’appréciation de l’ARPP par son agence de communication Fred Farid Group, conformément aux règles d’usage en la matière, et qu il a été validé par l Autorité.. Dans l’hypothèse où le Jury de Déontologie Publicitaire déclarerait ce film contraire à une recommandation de l’ARPP, il viendrait créer une situation d’insécurité juridique grave, qui n’est pas souhaitable.. S’agissant du Film vira.. l :.. Ce film viral, destiné à  ...   du dompteur, explicite ou implicite doit être exclue.. (.. ) Le film finalisé a fait l’objet d’un avis favorable en décembre 2009.. L’ARPP n’a pas été interrogée concernant le film diffusé sur Internet.. L’annonceur et l’agence ont fait valoir, en premier lieu, que les publicités en cause n’ont fait l’objet que d’une plainte, ce qui ne peut être considéré comme représentatif.. A cet égard, le Jury rappelle que, l’article 11 de son règlement intérieur prévoit qu’il (…) peut être saisi d’une plainte par toute personne physique ou morale , ce qui implique qu’il importe peu que la plainte soit unique.. En second lieu, il résulte des règles déontologiques, notamment de la Recommandation.. à l’article1.. 1 que.. La publicité ne doit pas être susceptible de heurter la sensibilité, choquer ou même provoquer le public en propageant une image de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence.. L’article 1.. 3 dispose que :.. D’une façon générale, toute représentation dégradante ou humiliante de la personne humaine, explicite ou implicite, est exclue, notamment au travers de qualificatifs, d’attitudes, de postures, de gestes, de son etc…attentatoires à la dignité humaine.. L’article 3.. 3 enfin prévoit que :.. La publicité doit éviter toute scène de violence, directe ou suggérée, et ne pas inciter à la violence, que celle-ci soit morale ou physique.. La notion de violence recouvre au minimum l’ensemble des actes illégaux, illicites et répréhensibles visés par la législation en vigueur.. La violence directe se traduit par la représentation de l’acte de violence proprement dit ; la violence suggérée s’entend par une ambiance, un contexte voire par le résultat de l’acte de violence ; la violence morale comprend notamment les comportements de domination, le harcèlement (moral et sexuel).. En ce qui concerne le film télévisé, le Jury relève qu’il joue sur le mécanisme de l’inversion entre la position du dompteur et celle de l’animal dompté sans comporter de caractère dégradant et humiliant pour l’image de la personne humaine.. Le Jury considère donc qu’il respecte les dispositions précitées.. S’agissant du film viral, le Jury approuve la position développée par l’ARPP lors de la séance et selon laquelle ce média doit, en matière publicitaire, être soumis aux mêmes règles déontologiques que les autres.. En l’espèce, il relève que si ce film traite du même thème que celui présenté par le film télévisé, l’exploitation qui en est faite conduit à une représentation humiliante et dégradante de la personne humaine et recourt à des mécanismes de peur et de violence qui vont au-delà de ce qui est acceptable par le public.. Ce film ne respecte donc pas les recommandations précitées.. Il est dès lors d’autant plus regrettable que la dernière image du film télévisé renvoie au film Internet.. Le Jury prend acte des déclarations de la société Orangina selon lesquelles elle ne diffusera plus ce film viral.. La plainte est rejetée en ce qu’elle concerne le film télévisé ;.. La plainte est fondée en ce qu’elle concerne le film viral Internet qui méconnaît les règles 1.. 3 et 3.. 3 de la Recommandation Image de la personne humaine de l’ARPP ;.. Le Jury prend acte de la décision de la société Orangina Schweppes de ne plus diffuser ce film ;.. La décision du Jury sera communiquée à la plaignante, à la société Orangina Schweppes, à l’agence Fred Farid et au SNPTV ; elle sera diffusée sur le site Internet du JDP.. Délibéré le vendredi 5 février 2010 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, vice-présidente, Mme Moggio et Ms Benhaïm, Lacan, Leers et Raffin.. Pour visualiser la publicité Orangina,..

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  • Title: Perrier
    Descriptive info: Perrier.. PERRIER - 45/10.. après avoir entendu successivement les représentants de l’ARPP, de la société Nestlé France et de l’agence de communication Ogilvy Mather ;.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi les 18, 22, 24, 27, 29, 30 et 31 décembre 2009, et les 2 et 10 janvier, par plusieurs plaintes de particuliers portant sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’un message publicitaire, diffusé à la télévision, par la société Nestlé France, en faveur de sa boisson Perrier.. Il s’agit de la rediffusion, à l’occasion des fêtes de fin d’année, d’un spot datant de 1976, qui montre une main de femme caressant, de façon suggestive, une bouteille de Perrier posée sur une table de salon qui grandit au fur et à mesure des caresses, jusqu’au moment où la capsule est éjectée et le liquide propulsé en l’air.. Ces images sont accompagnées de musique allant crescendo, du texte écrit.. Perrier – joyeuses fêtes.. et d’une voix-off d’homme déclarant.. Retrouvez la main la plus sexy du monde…sur lamainperrier.. com.. Les plaintes ont été communiquées à l’annonceur, à son agence, aux médias concernés, par lettre RAR du 12 janvier 2010.. L’examen de la plainte, initialement prévu pour le 5 février 2010, a fait l’objet d’un report à la séance du mois de mars à la demande de l’agence de communication Ogilvy Mather.. Les plaignants, qui sont des particuliers, considèrent que ce film est choquant, dégradant et indécent.. Ils considèrent que des actes sexuels tels que la masturbation et l’éjaculation sont trop clairement suggérés et s’interrogent sur l’opportunité de la diffusion d’une telle publicité en période des fêtes, à des heures de grande écoute où des familles et surtout des enfants se trouvent devant leur écran de télévision.. L’ARPP indique que s’agissant d’un spot télévisuel, elle a eu à examiner cette publicité avant sa diffusion.. Elle précise qu’elle a tenu compte du fait que ce spot publicitaire est emblématique et très connu pour avoir déjà fait l’objet d’une diffusion par le passé.. L’ARPP a également pris en compte, d’une part, le fait que le jeune public ne pouvait pas décoder l’allusion sexuelle présente dans ces images, d’autre part, pour le reste du public, l’évolution évidente des sensibilités et des moeurs depuis plus de 30 ans.. L’ARPP indique avoir cependant pris l’assurance qu’il s’agissait d’une vague de diffusion courte et que le spot ne serait pas diffusé dans un contexte de programmes pour la jeunesse.. La société France Télévisions Publicité indique que, en tant que responsable de la diffusion des messages publicitaires sur les antennes de France Télévisions, la régie a pour règle de veiller tout particulièrement au respect, non seulement des recommandations déontologiques de l’ARPP mais également des valeurs que les téléspectateurs sont en droit d’attendre du service public.. C’est ainsi que ses conditions générales de vente excluent très explicitement la diffusion  ...   marque PERRIER, que les publicités PERRIER ont toujours été très audacieuses et spectaculaires et se sont placées dans un univers décalé et surréaliste.. Historiquement en effet, la communication PERRIER a toujours reposé sur des ressorts d’audace, de créativité et d’un zeste de provocation, qui font l’ADN de la marque.. Ces valeurs se retrouvent notamment exprimées dans sa signature Perrier c’est fou.. Toutes ces spécificités ont ainsi contribué à placer les communications PERRIER parmi les publicités préférées des français.. En rediffusant ce film, PERRIER a souhaité faire revivre un moment dans l’histoire de sa communication publicitaire.. La société Nestlé France et son agence de communication, Ogilvy Mather admettent que ce spot est suggestif mais contestent le caractère pornographique ou attentatoire à la dignité et à la décence relevé par les plaignants.. Elles tiennent à préciser que 93% du nombre des contacts touchés par le plan média sont des individus de 15 ans et plus.. Elles indiquent également que la rediffusion du film s’est inscrite dans un dispositif de communication plus globale incluant la communication digitale tout en conservant un ton qui reste dans la ligne de la publicité à savoir, le même esprit suggestif, très humoristique mais ne tombant jamais dans l’explicite.. Il résulte des dispositions déontologiques et notamment de la Recommandation.. dans son paragraphe.. Dignité-décence.. que,.. La publicité ne doit pas être susceptible de heurter la sensibilité, de choquer ou même de provoquer une partie du public en propageant une image de la personne humaine portant atteinte à sa dignité ou à la décence.. Cette Recommandation renvoie à l’article 2 du code de la CCI selon lequel.. La publicité doit proscrire toute déclaration ou présentation visuelle contraire aux convenances selon les normes couramment admises.. Le Jury relève que la publicité en cause est la reprise d’une publicité diffusée il y a plus de 30 ans.. Si l’on ne peut nier son caractère suggestif, il convient de relever qu’elle ne comporte aucune image explicite et peut faire l’objet de lectures différentes selon le niveau de connaissance et le degré de maturité sexuelle de la personne qui la regarde.. Elle n’est donc pas de nature à choquer directement de jeunes enfants.. Ainsi, elle ne contrevient pas à la recommandation précitée.. De surcroît, l’annonceur Perrier a regretté en séance que certaines diffusions de cette publicité soient intervenues à des horaires de programmation touchant des jeunes publics, ce qui n’était pas sa volonté ; il s’est engagé à l’avenir à être plus vigilant sur ce point afin que cela ne se reproduise pas.. 5.. Les plaintes sont rejetées.. La décision du Jury sera communiquée aux plaignants, à la société Nestlé France, à l’agence de communication Ogilvy Mather et à France Télévisions Publicité ;.. Délibéré le vendredi 12 mars 2010 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, vice-présidente, et Ms Benhaïm, Carlo, Leers et Raffin.. 2009.. 0634_MPEG1.. IMG/flv/2009-12-0634_MPEG1.. flv..

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  • Title: Sécurité Routière - Lowe Strateus
    Descriptive info: Sécurité Routière - Lowe Strateus.. SECURITE ROUTIERE - 44/10.. après avoir entendu successivement les représentants de la Délégation à la sécurité et à la circulation routières, de l’agence de communication Lowe Strateus, du SNPTV et de l’ARPPles représentants de l’ARPP et du Syndicat National de la Publicité Télévisée (SNPTV).. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi de plusieurs plaintes de particuliers les 17, 27, 29 et 30 décembre 2009 portant sur la conformité, aux règles déontologiques en vigueur, d’un spot publicitaire, diffusé en télévision, par la Délégation à la sécurité et à la circulation routières qui vise à sensibiliser le public sur les dangers de l’alcool au volant.. Ce film publicitaire présente la mise en scène inversée de ce que permet d’éviter l’acte d’inciter une personne en état ld’alcoolémie à ne pas conduire.. Il débute sur l’image d’un homme couché sur un lit d’hôpital, cet homme est intubé, amputé d’une jambe, le visage tuméfié avec de nombreux points de suture.. Une personne se tient à ses côtés tentant de le convaincre qu’il ne faut pas qu’il prenne le volant car il a trop bu ; au fur et à mesure du propos, les blessures de l’homme disparaissent, il ouvre les yeux et fini par se lever en donnant raison à son ami.. Le spectateur comprend alors que l’homme est sain et sauf car il n’a pas pris sa voiture pour rentrer chez lui, mais est resté dormir sur place.. Les plaignants considèrent que ce film est choquant, en raison de l’image présentant de façon très réaliste une personne accidentée et ensanglantée.. Ils soulignent que ce message, diffusé à des heures de grande écoute, est de nature à heurter la sensibilité des très jeunes enfants.. La Délégation à la sécurité et à la circulation routières explique que, depuis 2002, les campagnes publicitaires de la Sécurité Routière s’inscrivent dans une équation consistant à faire la pédagogie de la règle, rappeler la dangerosité de la route et donner des solutions pour que chacun puisse adapter son comportement et agir de manière responsable pour atténuer l’insécurité routière.. Chaque campagne raconte ainsi une histoire vraie qui se déroule tous les jours et dont nous sommes victimes ou témoins.. Les accidents sont montrés de manière réaliste sans ambiguïté.. Le but n’étant ni de choquer ni de heurter le public, mais de lui rappeler la réalité des faits avec le seul objectif de sauver des vies.. Elle fait observer, en se référant aux posts tests de ses campagnes antérieures, que les français adhèrent à cette approche puisque 63% d’entre eux jugent les campagnes de la Sécurité routière efficaces contre 43 % en 2002 et que plus des deux tiers déclarent avoir adopté un nouveau comportement grâce aux campagnes de prévention.. La Délégation admet que le réalisme des images puisse être de nature à choquer les publics les plus vulnérables notamment les jeunes enfants qui ne constituent pas la cible de ses campagnes de sécurité routière, mais elle objecte que ce procédé est malheureusement le plus efficace pour combattre le fléau que constituent les comportements de conduite en état d’alcoolémie qui perdurent en France en dépit de tous les messages répétés de prévention,.. Elle précise avoir modifié les images les plus impressionnantes à la suite des indications données par l’ARPP lors du contrôle a priori et pris soin d’adopter un plan média de campagne évitant des diffusions dans le cadre ou  ...   pour être efficace, requiert, d’une part, une forme de communication suffisamment suggestive des dommages irréversibles qu’elle entend dénoncer, d’autre part, des horaires de diffusion qui permettent de toucher un public le plus large possible.. Elle fait remarquer que ni le CSA ni l’ARPP n’ont objecté que ce spot pourrait effrayer de jeunes enfants.. L’ARPP rappelle qu’elle a eu à examiner cette publicité télévisée avant sa diffusion et lui a délivré un avis favorable après que le projet soumis ait été modifié pour supprimer les images les plus réalistes afin de préserver les personnes les plus sensibles, notamment les enfants.. L’autorité indique ne pas avoir préconisé d’horaire particulier de diffusion en raison du propos du message, de son émetteur et du fait qu’il s’inscrit dans un historique de communication de la Sécurité routière faisant au fil du temps une part accrue au réalisme et aux images choquantes pour mieux toucher le public concerné.. Le Jury rappelle qu’il résulte des dispositions déontologiques et notamment de la recommandation Image de la personne humaine dans son paragraphe.. Plus généralement, il existe un principe déontologique selon lequel la publicité ne doit pas choquer.. Il observe que la publicité en cause, qui émane d’un organisme public dont le but est non marchand, s’inscrit dans le cadre d’une campagne de santé et de sécurité publiques qui vise à sensibiliser le public sur les dangers de l’alcool au volant, le caractère irréversible des dommages occasionnés et les moyens simples qui peuvent permettre de les éviter.. Le Jury constate que les images de début du film peuvent effectivement être choquantes et impressionnantes pour un public sensible, notamment les très jeunes enfants.. Il observe toutefois que cet inconvénient est atténué, d’une part, par le fait, démontré par le plan média, que cette publicité n’a pas été diffusée sur des chaines ou dans des contextes d’émissions destinées à la jeunesse que les enfants peuvent regarder seuls, d’autre part, par le constat que la diffusion à des heures de grande écoute permet aux parents d’expliquer le sens de ces images, ainsi que l’objectif poursuivi par le message.. Par ailleurs, le Jury relève que la violence des images du début de film est apaisée par la suite du message qui apporte une solution au problème posé et qui s’achève sur un sentiment de soulagement du risque évité.. Il résulte de l’ensemble de ces éléments que le film critiqué par les plaintes ne repose pas sur la démonstration d’une violence gratuite et complaisante et trouve la légitimation de son réalisme dans l’objectif poursuivi tel qu’il est expliqué par la Délégation à la sécurité et à la circulation routières.. Il réussit à concilier, autant qu’il est possible, l’efficacité de la communication pour une importante cause d’intérêt général avec la protection de la sensibilité du public, notamment des jeunes téléspectateurs.. En conséquence, le Jury estime que la publicité visée par les plaintes demeure dans la limite de ce qui est acceptable compte tenu de l’objectif poursuivi dans l’intérêt général du corps social.. La décision du Jury sera communiquée aux plaignants, à la Délégation à la sécurité et à la circulation routières ; au SNPTV, à France Télévision Publicité, à l’agence Lowe Stratéeus ; elle sera diffusée sur le site internet du JDP.. Délibéré le vendredi 5 février 2010 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, vice-présidente, Mme Moggio, et MM.. Lacan, Benhaïm, Leers et Raffin.. Pour visualiser la publicité Sécurité Routière,..

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