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    Archived pages: 685 . Archive date: 2014-01.

  • Title: Sport Découverte
    Descriptive info: Sport Découverte.. Décision publiée le 07.. 03.. 2011.. SPORT DECOUVERTE- 105/11.. Plainte fondée.. Le Jury de Déontologie Publicitaire,.. Après examen des éléments constituant le dossier de plainte,.. et, après en avoir délibéré,.. rend la décision suivante :.. 1.. Les faits.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi le 31 janvier 2011, d’une plainte émanant conjointement de l’Association France Nature Environnement (FNE) et de ses associations fédérées : la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la nature, l’Union Régionale Vie et Nature Provence Alpes Côte d’Azur, FNE Midi-Pyrénées, U Levante et la FRENE 66, associations agréées de protection de l’environnement, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur de visuels publicitaires en faveur de sports mécaniques à pratiquer en extérieur et proposés par la société Sport Découverte.. Les visuels incriminés présentent des véhicules circulant en milieu naturel et sont accessibles sur le site.. www.. sport-decouverte.. com.. 2.. Les arguments des parties.. Les associations plaignantes considèrent que ces publicités présentent des véhicules en situation d’infraction aux règles de circulation des véhicules motorisés dans les espaces naturels et violent donc les dispositions du Code de l’environnement ainsi que les règles déontologiques de l’ARPP.. Les associations considèrent également que ces images sont de nature à encourager le conducteur d’un véhicule 4x4 à reproduire des pratiques illicites et nocives pour la nature et qu’elles donnent à penser que l’usage des quads est possible dans les espaces naturels.. La société Sport Découverte a été informée par courrier du 8 février 2011 de la plainte dont copie lui a été transmise et des dispositions dont la violation est invoquée.. Elle a été également informée que cette affaire ferait l’objet d’un examen dans le cadre de la procédure simplifiée prévue à l’article 12 du règlement intérieur du JDP.. 3.. Les motifs de la décision du Jury.. Le Jury rappelle que la Recommandation Développement durable de l’ARPP prévoit dans son point 9 Impacts éco-citoyens que :.. La publicité doit s’inscrire dans un contexte de responsabilité sociale en tenant compte notamment de  ...   dispositions du présent chapitre.. , l’article L.. 362-1 du même chapitre prévoyant quant à lui que.. En vue d’assurer la protection des espaces naturels, la circulation des véhicules à moteur est interdite en dehors des voies classées dans le domaine public routier de l’Etat, des départements et des communes, des chemins ruraux et des voies privées ouvertes à la circulation publique des véhicules à moteur.. Le Jury relève toutefois qu’il n’entre pas dans ses missions – alors même que certaines règles déontologiques recommandent le respect de la loi – de statuer sur la violation de dispositions législatives ou réglementaires qui sont d’ailleurs assorties de sanctions pénales et relèvent de l’appréciation des tribunaux.. Il lui appartient, en revanche, d’apprécier le respect, par les annonceurs, les agences et les diffuseurs des Règles déontologiques élaborées par les professionnels eux-mêmes, réunis au sein de l’ARPP, afin d’assurer dans la durée, la protection de la confiance que les consommateurs accordent à la publicité, et qui peuvent être plus exigeantes que celles résultant de la législation applicable.. En l’espèce, le Jury constate que certains visuels figurant sur le site de l’annonceur représentent des véhicules à moteur circulant près du lit d’un cours d’eau ou sur des rochers et non clairement sur des voies ouvertes à la circulation.. Une telle représentation méconnaît les Recommandations précitées de l’ARPP.. 4.. La décision du Jury.. La plainte est fondée en ce que les offres publicitaires en cause méconnaissent les points 9, 9/1 a et b de la Recommandation Développement Durable de l’ARPP ; elle est rejetée pour le surplus ;.. Il est demandé au Directeur général de l’ARPP de veiller à ce que ces publicités cessent et à ce qu’elles ne soient pas reconduites ;.. La présente décision sera communiquée à l’association FNE et ses associations adhérentes ainsi qu’à la société Sport Découverte ;.. Elle sera diffusée sur le site Internet du JDP.. Délibéré le vendredi 4 mars 2011 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, Vice-présidente, Mme Moggio, et MM Benhaïm, Carlo, Lacan, Leers et Raffin..

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  • Title: Dodo - Journal du textile
    Descriptive info: Dodo - Journal du textile.. Décision publiée le 23.. DODO- 104/11.. Plainte rejetée.. après avoir entendu les représentants de la société Dodo, le plaignant, absent, ayant été averti de la date de la séance par LRAR du 8 février 2011,.. et après en avoir délibéré, hors la présence des parties,.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi le 14 janvier 2011, d’une plainte émanant d’un particulier, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur, d’une publicité diffusée dans le Journal du textile, en faveur de produits de literie de la marque DODO.. Le visuel présente deux produits de literie, d’une part, un sur-matelas qualifié de.. Superconfort de matelas.. , d’autre part, un ensemble couette et oreiller, désignés comme étant.. Maxiconfort.. Ces deux produits sont présentés par deux jeunes femmes qui semblent jumelles, habillées de nuisettes.. L’accroche est libellée en ces termes :.. 2 fois plus de plaisir au lit.. puis de l’affirmation inscrite entre les deux femmes.. …avec les deux, c’est encore mieux !.. :.. Le plaignant considère que cette publicité joue sur les mots et banalise le concept de femme objet sexuel, utilisée pour vendre n’importe quelle marchandise.. L’annonceur, la société Dodo, fait valoir que la formule.. avec les deux c’est encore mieux !.. s’applique bien évidemment aux deux produits (.. Superconfort de matelas et Maxiconfort couettes et oreillers.. ) et non au mannequin figurant sur la publicité et dont l’image est reproduite deux fois, sous chacun des produits.. Il précise que cette annonce presse n’est que la déclinaison de la campagne télévisée validée par l’ARPP en date du 3 décembre 2009..  ...   que la publicité en cause n’a été diffusée que dans un journal professionnel.. Le Jury rappelle que la.. Recommandation Image de la Personne Humaine.. de l’ARPP dispose :.. dans le point 1-1 du paragraphe Dignité, décence que.. La publicité ne doit pas être susceptible de heurter la sensibilité, choquer ou même provoquer le public en propageant une image de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence.. ;.. dans le point 2-1 du paragraphe relatif aux stéréotypes sexuels, sociaux et raciaux que La publicité ne doit pas réduire la personne humaine, et en particulier la femme, à la fonction d’objet.. Le Jury relève que le libellé de l’annonce.. deux fois plus de plaisir au lit.. pour promouvoir deux produits différents de literie présentés comme étant particulièrement confortables correspond, sans signification indirecte ou cachée, à l’objet du message.. La présence pour présenter ces produits de la photo en tête et buste de deux jeunes femmes vêtues de nuisettes, vêtements adaptés à la circonstance représentée, soit celle de se coucher, ne donne pas à ce message la connotation sexuelle dénoncée par le plaignant.. En conséquence, le Jury considère que la représentation en cause ne contrevient pas aux règles déontologiques rappelées ci-dessus.. La plainte est rejetée ;.. La décision du Jury sera communiquée au plaignant, à la société Dodo et au Journal du textile ;.. elle sera diffusée sur le site Internet du JDP.. Délibéré le vendredi 4 mars 2011 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, Vice-présidente, Mmes Drecq et Moggio, ainsi que MM.. Benhaïm, Carlo, Lacan, Leers et Raffin.. Pour visualiser la publicité DODO ,.. cliquez ici..

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  • Title: EDF / Centrale Nucléaire du Blayais - Sud-Ouest
    Descriptive info: EDF / Centrale Nucléaire du Blayais - Sud-Ouest.. EDF / CENTRALE NUCLEAIRE DU BLAYAIS- 103/11.. Plainte partiellement fondée.. après examen des éléments constituant le dossier de plainte,.. le plaignant et la société EDF, absents lors de la séance, ayant été avertis de sa date par LRAR du 8 février 2011,.. et, après en avoir délibéré, hors la présence des parties,.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi, le 25 janvier 2011, d’une plainte émanant de l’association Tchernoblaye, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’un encart de quatre pages publicitaires diffusé avec le quotidien Sud-Ouest et consultable en ligne sur le site du journal.. sudouest.. fr.. Cette publicité intitulée supplément publicitaire présente le fonctionnement et les activités nucléaires de la centrale du Blayais à l’occasion de ses 40 années d’existence.. L’association plaignante soutient que cette publicité présente un caractère trompeur sur sa nature publicitaire.. Elle relève que l’encart de quatre pages porte clairement la mention publicité mais que par contre, les bas des pages 2 et 3 comprennent un énorme logo.. WWW.. SUDOUEST.. FR.. à côté des mentions Une centrale 5 étoiles et 674 milliards de kWh produits en 30 ans , ce qui tend à cautionner indûment les messages publicitaires de la centrale par la crédibilité dont le support bénéficie auprès de ses lecteurs.. Concernant le site Internet, elle reproche la mention trompeuse Publi-info en lieu et place des mentions Publicité ou Communiqué.. De plus, les pages.. http://bit.. ly/dQwV5E.. et.. ly/ifSfOU.. présentent un diaporama qui ne provient pas de Sud-Ouest mais bien de la centrale nucléaire du Blayais ; or l’ensemble est présenté comme les articles et photos de Sud-Ouest.. La page d’accueil a présenté le PDF de la centrale comme un article de Sud-Ouest avec la mention trompeuse Publi-Info alors que des publicités présentes sur la page portent bien quant à elles la mention Publicité.. D’autre part, l’association Tchernoblaye a relevé des revendications écologiques (.. préserve son environnement , engagement en faveur du développement durable….. ,.. veille à la protection de la faune et de la flore marine.. Afin de les protéger encore plus.. a reconnu la pertinence et la performance des actions mises en places pour préserver efficacement l’environnement.. judicieusement conçus pour traiter notamment le risque radiologique.. ,…) selon lui injustifiées et qu’il considère comme du greenwashing.. Selon elle, EDF peut éventuellement prétendre réduire ou limiter les atteintes à l’environnement occasionnées par la centrale mais il est mensonger de prétendre que la centrale préserve son environnement.. Ce serait nier les rejets massifs d’eau chaude, de produits radio actifs et chimiques dans la Gironde, les rejets radioactifs dans l’air, les innombrables voitures et camions qui se déplacent quotidiennement jusqu’à la centrale….. Sans oublier la production de déchets radioactifs qui vont rester dangereux pendant des millions d’années.. L’association Tchernoblaye soutient également que les limites réglementaires ne garantissent pas le respect de l’environnement : même en quantité légale, les rejets radio actifs et chimiques sont nocifs pour l’environnement.. Par ailleurs, la formule.. la centrale poursuit son engagement en faveur du développement durable.. est floue et trompeuse.. Concernant la formule.. la centrale du Blayais reconnue.. , l’association plaignante fait valoir que le programme Obtenir un Etat exemplaire des installations est un programme d’EDF, organisé par EDF pour EDF et validé par EDF.. Concernant la formule ….. garantissent un haut niveau de sûreté.. … employée dans la version papier de la publicité, il s’agit selon l’association d’affirmations gratuites d’autant que la centrale a frôlé la catastrophe lors de la tempête de décembre 1999.. Enfin, concernant la référence à l’audit interne de la Direction du parc naturel, il s’agit d’un auto contrôle réalisé par EDF et donc d’une autopromotion.. Sur l’identification de la publicité.. La Recommandation Identification de la publicité de l’ARPP reprend dans son préambule les dispositions de l’article 9 du Code de la CCI stipulant que.. La communication de marketing doit pouvoir être nettement distinguée en tant que telle, quels que soient la forme et le support utilisés ; lorsqu’une publicité est diffusée dans des médias qui comportent également des informations ou des articles rédactionnels, elle doit être présentée de  ...   méconnue.. Sur l’utilisation d’arguments à caractère environnemental.. La.. Recommandation Développement durable.. de l’ARPP prévoit que :.. Sur la véracité des actions :.. La publicité ne doit pas induire le public en erreur sur la réalité des actions de l’annonceur ni sur les propriétés de ses produits en matière de développement durable (1/1).. Sur la proportionnalité du message.. Le message publicitaire doit être proportionné à l’ampleur des actions menées par l’annonceur en matière de développement durable ainsi qu’aux propriétés du produit dont il fait la promotion ( 2/2 ).. En particulier :… b/ Le message publicitaire ne saurait suggérer indûment une absence totale d’impact négatif (2/3).. Sur la clarté du message :.. L’annonceur doit indiquer dans la publicité en quoi ses activités ou ses produits présentent les qualités revendiquée (3/1).. Si l’argument publicitaire n’est valable que dans un contexte particulier, ce dernier doit être représenté clairement (3/2).. Tout argument de réduction d’impact ou d’augmentation d’efficacité doit être précise et s’accompagner de précisions chiffrées en indiquant la base de comparaison utilisée (3/6).. Sur le vocabulaire :.. Dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (ex : écologique, vert, éthique , responsable, préserver, équitable, durable …), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que contribue à.. (6/3) ;.. En ce qui concerne la phrase figurant à la page 1 dans l’article central selon laquelle.. les limites réglementaires qui garantissent le respect de l’environnement sont toutes très largement respectées.. et la phrase figurant à la page 2 qui mentionne des.. investissements importants qui garantissent un haut niveau de sûreté.. , le Jury relève qu’elles procèdent d’affirmations très générales qui ne sont assorties d’aucune précision ; elles ne correspondent donc pas aux exigences de proportionnalité, de clarté et de mesure dans l’expression qui résultent des Recommandations précitées.. En revanche, en ce qui concerne le paragraphe figurant à la page 2 sous le titre.. Etat des installations :la centrale du Blayais reconnue.. , le Jury observe que des explications précises sont données sur la nature de cette reconnaissance indiquant notamment que celle-ci résulte d’un programme de progression vers les standards internationaux établi par l’entreprise EDF elle-même.. Il n’y a donc pas de tromperie en ce qui concerne cette reconnaissance.. En ce qui concerne le paragraphe figurant à la colonne 2 de la page 2 concernant le nouvel espace de secourisme de la centrale dont il est dit qu’il s’agit de.. nouveaux locaux conçus judicieusement pour traiter le risque radiologique.. , le Jury considère qu’il n’est pas mensonger dans la mesure où il fait bien apparaître qu’il s’agit seulement d’un espace destiné aux premiers secours et non pas, comme feint de le croire le plaignant, d’un lieu pour traiter toutes les conséquences d’une catastrophe nucléaire.. Sur les indications qui sont données page 3, sous le titre.. une centrale qui préserve son environnement.. , le Jury note que si ce titre peut paraître trop vague et général, les explications qui sont données ensuite l’éclairent puisqu’elles soulignent une action de la centrale visant à installer un prototype de filtre autonettoyant destiné à permettre une bonne évacuation des organismes marins vers la Gironde.. Enfin, le plaignant fait valoir que l’indication que les actions mises en place par la centrale.. pour préserver efficacement l’environnement.. sont pertinentes et performantes, est trompeuse dès lors qu’elle résulte d’un audit interne de la direction du Parc Nucléaire de la société EDF.. Mais le Jury note qu’il est expressément indiqué que ces résultats sont issus d’un audit interne à l’entreprise.. En ce sens, il n’y a pas tromperie du lecteur.. La plainte est partiellement fondée en ce qui concerne la méconnaissance des points 1/1,2/2,2/3,3/1,3/2,3/6 et 6/3 de la Recommandation Développement Durable de l’ARPP ; elle est rejetée en ce qui concerne le -*La présente décision sera communiquée à l’association plaignante Tchernoblaye, à la société EDF et au groupe Sud-Ouest ;.. Elle sera publiée sur le site Internet du Jury de Déontologie Publicitaire.. Délibéré le vendredi 4 mars 2011 par Mme Marie-Dominique Hagelsteen, présidente du Jury, Mme Valérie Michel-Amsellem, Vice-présidente, Mmes Drecq et Moggio et MM.. Pour visualiser la publicité EDF / CENTRALE NUCLEAIRE DU BLAYAIS,..

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  • Title: Flirtfair
    Descriptive info: Flirtfair.. FLIRTFAIR- 102/11.. le plaignant et la société Jadora, absents lors de la séance, ayant été avertis de sa date par lettre recommandée avec avis de réception du 8 février 2011 et ayant fait connaître leurs observations par écrit ;.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi le 13 janvier 2011, d’une plainte émanant d’un particulier, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur, d’une bannière internet en faveur d’un site de rencontres diffusée, notamment, sur le site de divertissement social.. hi5.. destiné à un jeune public.. Cette publicité pour le site flirtfair.. fr , sous le titre.. Plan cul dans ton coin.. représente trois visuels de femmes dont l’une porte un doigt à sa bouche, l’autre est dénudée et tire la langue, la dernière laisse apparaître un sein.. Le plaignant énonce que cette publicité présente un caractère intrusif et dénonce le fait qu’elle apparaisse sur un site destiné au jeune public.. Il ajoute que cette publicité utilisant des positions explicites et grossières, porte atteinte à la décence, à l’image de la personne humaine et en particulier celle de la femme présentée comme un objet sexuel.. L’annonceur, la société Jadora fait observer qu’elle n’a jamais souhaité que cette publicité  ...   français.. Il indique que, dès lors, il va essayer d’identifier le partenaire défaillant et prendre les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel évènement ne se reproduise.. Le Jury rappelle que la.. Recommandation Image de la personne humaine.. Et que la.. Recommandation Services électroniques et télématiques.. à caractère érotique dispose :.. Sont à proscrire les représentations, explicites ou suggérées, d’actes, de pratiques, de postures ou de gestes sexuels qui, dans leur expression visuelle, écrite ou sonore, seraient de nature à choquer.. Le vocabulaire grossier ou pornographique est exclu même s’il s’agit de la dénomination d’un service ou de termes en langue étrangère.. Il considère que tant par les photos qui ont été décrites ci-dessus, qui ont pour effet de réduire la femme à la fonction d’objet sexuel, que par son accroche libellée en termes grossiers, la publicité de la société Jadora ne respecte pas les dispositions de ces recommandations, sans que la défaillance de l’un de ses prestataires soit de nature à l’exonérer.. La plainte est fondée ;.. Il est demandé au Directeur général de l’ARPP de prendre les mesures permettant de faire cesser cette publicité ;.. La présente décision sera communiquée au plaignant et à la société Jadora ;.. Pour visualiser la publicité FLIRTFLAIR,..

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  • Title: Aterno
    Descriptive info: Aterno.. ATERNO- 101/11.. le plaignant et la société Aterno, absents lors de la séance, ayant été avertis de sa date par lettre recommandée avec avis de réception du 8 février 2011 et ayant fait connaître leurs observations par écrit,.. et après en avoir délibéré,.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi le 12 janvier 2011, d’une plainte émanant d’un particulier, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur, d’une publicité diffusée sous forme de publipostage, en faveur de radiateurs électriques de la marque Aterno, distribués par la société du même nom.. Un des encarts est intitulé.. éco-responsable.. et précise que l’utilisation de l’électricité pour produire du chauffage est un choix judicieux car il permet l’utilisation d’une énergie.. inépuisable, propre, produite de manière autonome, très réglementée et maîtrisée.. Les arguments des parties :.. Le plaignant fait valoir que cette publicité est de nature à induire en erreur les consommateurs dans la mesure où, en France, l’utilisation des énergies renouvelables ne représente que 15% de l’énergie utilisée.. Il précise que l’énergie électrique ne peut être qualifiée de propre car le problème de l’élimination des déchets nucléaires n’est pas réglé et que l’électricité n’est pas une énergie autonome pendant les pics de consommation en hiver qui nécessitent l’importation d’électricité dont la production est le plus souvent réalisée à partir d’énergies fossiles.. Il ajoute que son coût n’est règlementé qu’en théorie.. Selon lui, tous les acteurs indépendants de l’énergie et les associations liées à l’environnement démontrent que le chauffage électrique n’est pas écologique et ce, quel que soit l’appareil utilisé pour les raisons suivantes :.. un mauvais rendement global si l’on ajoute, aux pertes de rendement du chauffage, les pertes lors de la production d’électricité et les pertes le long du réseau de distribution de l’électricité,.. des pointes de consommation très fortes en hiver qui entrainent, soit un parc de centrales nucléaires surdimensionné pour absorber les pointes, soit la mise en route de centrales d’appoint thermiques car l’électricité n’est pas stockable (contrairement aux autres modes de chauffage).. Ces centrales thermiques au gaz ou au charbon sont émettrices de CO2.. une production d’électricité en France qui n’est ni propre ni renouvelable dans sa grande majorité.. La part des énergies renouvelables dans la production d’électricité doit représenter 15 à 20%, le reste étant produit par des centrales nucléaires qui produisent de l’électricité à  ...   précitée.. La Recommandation.. de l’ARPP dispose, notamment, que :.. 1/1 La publicité ne doit pas induire en erreur le public sur la réalité des actions de l’annonceur, ni sur les propriétés de ses produits en matière de développement durable.. 1/4 L’annonceur doit être en mesure de justifier les arguments ayant trait au développement durable au moyen d’éléments sérieux, objectifs et vérifiables au moment de la publicité.. 2/1 Le message publicitaire doit exprimer avec justesse l’action de l’annonceur ou les propriétés de ses produits, en adéquation avec les éléments justificatifs dont il dispose.. Le Jury observe que la Recommandation Développement durable s’applique à toute publicité qui en utilisant l’argument écologique pour la mise en œuvre des produits, les valorise auprès du public au titre général du développement durable.. Il relève que l’énergie ne peut être qualifiée d’ inépuisable , dans la mesure où l’essentiel de ses modes de production utilisent, à l’heure actuelle, des ressources épuisables, y compris l’uranium.. L’affirmation dans la publicité en cause que l’électricité serait une énergie inépuisable est donc de nature à induire le public en erreur sur les propriétés des produits.. Par ailleurs, le message en cause procédant par affirmation, n’apporte aucune réserve à la qualification de.. propre.. de l’énergie électrique, dont les modes de production, comme l’indique la plainte, ne sont pas tous unanimement reconnus comme tels et posent, pour certains, des difficultés encore non résolues à ce jour.. Dans ces conditions, quand bien même il n’existe pas de définition juridique du terme.. Eco responsable.. lequel, jouant sur une ambiguïté entre les mots.. économique.. écologique.. induit l’idée que le produit est conforme à la protection de l’environnement, les termes utilisés dans le message sont de nature à induire le public en erreur sur la réalité des qualités vantées des produits qui ne sont pas justifiées par l’annonceur.. Le message publicitaire en cause méconnaît les dispositions 1/1 et 2/1 de la Recommandation Développement Durable ;.. Le Jury donne acte à la société Aterno de sa volonté, affirmée dans ses observations, de se conformer aux dispositions de la Recommandation sur le développement durable ;.. Si tel n’était pas le cas, il est demandé au Directeur général de l’ARPP de prendre les mesures permettant de faire cesser cette publicité ;.. La décision du Jury sera communiquée au plaignant et à la société Aterno ;.. Pour visualiser la publicité ATERNO ,..

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  • Title: Red Bull
    Descriptive info: Red Bull - La Chose - France Télévisions Publicités.. Décision publiée le 24.. RED BULL- 100/11.. après avoir entendu l’un des plaignant, les représentants des sociétés Red Bull France et La Chose (agence), ainsi que le SNPTV et l’ARPP,.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi le 9 janvier 2011, de deux plaintes émanant de particuliers, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur, du film publicitaire intitulé.. Les rois mages.. , diffusé en télévision, en faveur de la boisson Red Bull.. Ce spot présente, sous forme de dessin animé, quatre rois mages arrivant à la crèche de la Nativité afin de leur offrir leurs présents pour célébrer la naissance de l’Enfant.. Marie s’étonne de la présence de quatre rois alors que le Nouveau Testament, n’en mentionne que trois.. Le quatrième roi dévoile son cadeau composé de canettes de la boisson Red Bull.. Le texte de ce message est le suivant :.. 1er roi mage –.. Je vous salue Marie et Joseph.. Nous sommes les quatre rois mages venus d Orient pour présenter nos hommages à l Enfant.. Marie :.. Vous êtes quatre ? Mais dans le Nouveau Testament, vous n êtes que trois !.. Roi mage :.. Nous sommes 4 à présent.. Voici l or, l encens, la myrrhe et le Red Bull.. Red Bull, Un taureau ? Mais j ai déjà un bœuf !.. Allons Marie ! Red Bull, c est la boisson énergisante qui donne des ailes ! Sinon, d où viendraient ces cohortes d anges ? Alleluia !!!.. La scène se termine sur l’image de nombreux angelots, voletant au dessus de la crèche en tenant une canette de Red Bull à la main.. Les plaignants considèrent que ce film est de nature à choquer les convictions religieuses des chrétiens, s’agissant d’un détournement d’une scène sacrée.. Selon eux, cette publicité constitue une atteinte grave à la religion catholique qu’elle stigmatise.. L’un des plaignants, présent en séance, ajoute que les symboles religieux importants de la religion catholique, notamment, la Nativité, la Vierge Marie et Jésus Christ, ainsi que des rituels tels la prière du.. Je vous salue Marie….. et l’exclamation.. Alleluia.. sont détournés à des fins commerciales et portent atteinte aux croyances catholiques.. L’annonceur, la société Red Bull France, fait valoir que cette campagne publicitaire touche en effet au domaine de la religion catholique pour mettre en avant avec bienveillance et humour une scène très connue et ce, de façon irréelle sous forme de dessins.. Il précise qu’il n’a pas eu la volonté d’offenser ni de blesser quiconque, ayant un profond respect pour toutes les religions.. Il indique que le spot met en exergue une des facettes de la marque Red Bull, volontairement non conventionnelle, anticonformiste et misant sur l’autodérision.. C’est pourquoi les publicités télévisées de la marque usent du même style et du même ton pour communiquer des valeurs qui sont propres à la marque.. L’annonceur explique que la reproduction de l’épiphanie dans le spot n’a rien de délibérément choquant.. Cette scène catholique est traitée au second degré avec une pointe d’humour, l’une des valeurs de la marque.. La société Red Bull France a ainsi souhaité montrer de façon humoristique une scène dite sacrée sans pour autant stigmatiser la religion catholique.. Par ailleurs, ce choix n’a pas été fait à des fins mercantiles, l’utilisation de la religion ne permettant pas, en effet, d’inciter à l’acte d’achat des consommateurs.. L’annonceur indique enfin que la campagne télévisée a pris fin le 9 janvier 2011.. France Télévisions publicité fait valoir que la revendication de Red Bull (.. la boisson énergisante qui donne des ailes.. ) ne s’attaque en réalité à aucun des principes religieux fondamentaux de la chrétienté.. Si elle traite effectivement de la scène de la Nativité, elle ne remet pas, par exemple, en cause pour autant le caractère sacré du Christ et de sa naissance.. Elle se borne à mettre en scène les rois mages et à donner une explication évidemment humoristique de l’origine des ailes dont sont seraient dotés les anges.. Elle précise en outre que la représentation coutumière des 3 rois mages est totalement dépourvue de consistance biblique : il suffit de se reporter au seul texte qui en fait mention, les versets 1 à 12 du Chapitre 2 de l’Evangile de Matthieu, selon lequel.. des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem… ; ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; ….. ils leur offrirent en présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe.. Aucune indication quant à leur nombre, à leurs noms, et à leur qualité royale ne ressort de ce texte, qui ne détaille que les cadeaux.. En ajoutant un quatrième roi  ...   respect des dispositions de sa Recommandation Races, Religions, Ethnies et veille à ce que la publicité ne constitue pas une représentation de nature à suggérer une discrimination, une infériorité, un racisme ou un stéréotype dégradant ou ridiculisant.. Elle s’appuie également sur l’Avis du Conseil de l’Ethique Publicitaire, son instance associée, sur la Religion et les croyances en publicité (2007) qui précise qu’.. il ne saurait être question de demander aux professionnels de s’interdire toute représentation de personnages, de signes ou de symboles puisés dans le domaine des religions, tant que le respect des croyances, du sacré et des rites est sauvegardé.. Enfin, l’ARPP prend en compte, de façon générale, la Jurisprudence dans ce domaine, qui admet la référence religieuse dès lors qu’elle ne constitue pas une injure aux sentiments religieux et à la Foi.. En ce qui concerne plus précisément le spot Les Rois mages , l’ARPP explique que ce message s’inscrit dans le cadre d’une campagne comprenant plusieurs films et utilisant des codes habituellement associés à la marque Red Bull : une saynette sous forme de dessin animé stylisé qui, par sa forme, introduit nécessairement une distance dans l’appréciation du message, un ton humoristique lié à l’absurde, la référence aux ailes / à l’expression donne des ailes montrant des personnages ou animaux ailés.. Si ce message joue avec des symboles de la religion catholique, la présentation du Christ aux rois mages, il ne porte pas atteinte aux sacrements de la religion catholique : en effet l’humour ne vise que le nombre des rois mages et la présence d’un taureau (celui de Red Bull) alors que les animaux de la crèche comprennent déjà un bœuf.. Aucun argument ne concerne la naissance du Christ, ni son baptême ni la présentation à son peuple.. Il n’est en outre pas construit de façon à délivrer une image péjorative des éléments sacrés de cette religion, ni à stigmatiser ses pratiquants.. La présentation générale, respectant l’avis du CEP (.. le respect des croyances, du sacré et des rites sauvegardés.. ) a ainsi permis à l’ARPP de considérer qu’il y avait, pour le télespectateur, une distance suffisante avec les symboles religieux évoqués et que le spot était dès lors acceptable.. L’Autorité l’a donc validé sans réserve.. La.. Recommandation Races, Religions, Ethnies.. La publicité ne doit cautionner aucune forme de discrimination, y compris celle fondée sur la race, l’origine nationale, la religion, le sexe ou l’âge, ni porter en aucune façon atteinte à la dignité humaine (.. ) Article 4 du Code de la C.. C.. I.. 4- En ce qui concerne la religion proprement dite, il convient de proscrire toute utilisation du rituel ou des textes qui serait de nature à ridiculiser ou à choquer ses adeptes.. En outre, l’avis rendu par le Conseil de l’éthique publicitaire, instance associée à l’ARPP, a précisé depuis 2007 que la publicité qui utilise la religion doit.. se limiter plus que le simple respect de la loi ne le supposerait, et s’imposer une stricte observance des règles déontologiques existantes.. Il est de la responsabilité de la publicité de ne pas heurter inutilement les croyances.. , que.. Toute utilisation du rituel ou des textes qui seraient de nature à ridiculiser ou choquer ses adeptes doit être proscrite.. et enfin, que.. Il est de la responsabilité de la publicité de ne pas heurter inutilement les croyances religieuses du public.. Le Jury relève que le film débute par la citation des premiers mots de la prière.. Je vous salue Marie (…).. et qu’il présente le personnage de la Vierge Marie d’une façon pouvant être ressentie, tant dans la voix que dans le discours, comme étant stupide et ridicule.. Il détourne ainsi à des fins mercantiles des rites et symboles particulièrement importants pour les croyants de la religion catholique et il est, de ce fait, de nature à les choquer, même dans une représentation qui se veut humoristique.. En conséquence, la publicité en cause ne respecte pas les dispositions du point 4 de la.. Recommandation.. Races, Religions, Ethnies.. de l’ARPP.. Les plaintes sont fondées ;.. Le message publicitaire en cause ne respecte pas les dispositions du point 4 de la Recommandation Races, Religions, Ethnies de l’ARP ;.. Le Jury prend acte de ce que la publicité a cessé et de ce que les représentants de la société Red Bull ont indiqué lors de la séance, qu’elle ne serait pas reprise ;.. La décision du Jury sera communiquée aux plaignants, aux sociétés Red Bull France et La Chose, ainsi qu’au SNPTV, à France Télévisions Publicités et à l’ARPP ;.. Délibéré le vendredi 4 mars 2011, par Mme Michel-Amsellem, Vice-présidente suppléant la Présidente empêchée, Mmes Drecq et Moggio, ainsi que MM.. Benhaïm, Lacan et Raffin.. IMG/flv/redbull-2.. flv..

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  • Title: Jet Liberty
    Descriptive info: Jet Liberty.. JET LIBERTY- 99/11.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi le 6 janvier 2011, d’une plainte émanant conjointement de l’Association France Nature Environnement (FNE) et de son association corse adhérente, U Levante, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d un visuel publicitaire présent sur la page d’accueil du site Internet.. http://www.. quadliberty.. , en faveur de randonnées en quad.. Cette publicité émane de la Sarl Jet Liberty de la Palombagga et présente un quad dans un espace naturel.. Les associations plaignantes considèrent que cette publicité présente un véhicule en situation d’infraction aux règles de circulation des véhicules motorisés dans les espaces naturels et violent donc les dispositions du Code de l’environnement ainsi que les règles déontologiques de l’ARPP.. Elle considère également que cette image est de nature à tromper le consommateur car  ...   dispositions dont la violation est invoquée.. Les associations plaignantes invoquent la méconnaissance directe des dispositions du Code de l’environnement et, en particulier, de son article L.. En l’espèce, le Jury constate que le visuel figurant sur le site de la société Quad Evasion représente un véhicule à moteur sur un espace rocheux et non clairement sur une voie ouverte à la circulation.. La plainte est fondée en ce que l’offre publicitaire en cause méconnait les points 9, 9/1 a et b de la Recommandation Développement Durable de l’ARPP ; elle est rejetée pour le surplus ;.. Il est demandé au Directeur général de l’ARPP de veiller à ce que cette publicité cesse et à ce qu’elle ne soit pas reconduite ;.. La présente décision sera communiquée à la société Jet Liberty de la Palombagga et aux associations FNE et U LEVANTE ;..

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  • Title: Raids et Découverte
    Descriptive info: Raids et Découverte.. RAIDS ET DECOUVERTES- 98/11.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi le 6 janvier 2011, d’une plainte émanant conjointement de l’Association France Nature Environnement (FNE) et de son association corse adhérente, U Levante, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’un visuel publicitaire présent sur le site Internet.. tramare-monti.. , en faveur de randonnées en quad, proposées par la société Raids et Découvertes.. Cette publicité présente des véhicules quads situés sur un espace naturel, dans un cours d’eau.. Les associations plaignantes considèrent que cette publicité présente des véhicules en situation d’infraction aux règles de circulation des véhicules motorisés dans les espaces naturels et violent donc les dispositions du Code de l’environnement ainsi que les règles déontologiques de l’ARPP.. La société Raids et Découvertes a été informée par courrier du 8 février 2011 de la plainte dont copie lui a été transmise et des dispositions dont la violation est invoquée.. Elle conteste tout d’abord la plainte de l’Association France Nature Environnement qui soutient que les véhicules sont en situation d’infraction car roulant dans un cours d’eau et viole ainsi l’article 362-4 du code de l’environnement.. Elle fait valoir par ailleurs qu’elle n’effectue que des randonnées sur des voies ouvertes à la circulation ou terrains privés avec autorisation  ...   pour éviter tout malentendu à l’avenir et en preuve de bonne foi, cette photo a été retirée de son site internet et que les photos présentes sur le site ( à peu près 30) ainsi que son argumentaire ne sont en aucun cas l’apologie et l’encouragement pour un conducteur de quad à reproduire des pratiques illicites ("Nous partons ensuite entre routes de montagnes et pistes vers les villages de Cassano, Lunghingnano et Montemaggiore pour vous faire découvrir les artisans et habitants de la Corse.. ").. En vue d’assurer la protection des espaces naturels, la circulation des véhicules à moteur est interdite en dehors des voies classées dans le domaine public routier de l’Etat, des départements et des communes, des chemins ruraux et des voies privées ouvertes à la circulation publique des véhicules à moteur.. En l’espèce, le Jury constate que le visuel figurant sur le site de la société Raids et Découvertes représente des véhicules à moteur dans un cours d’eau et non clairement sur des voies ouvertes à la circulation.. La présente décision sera communiquée à la société Raids et Découvertes et aux associations FNE et U LEVANTE ;.. Délibéré le vendredi 4 mars 2011 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, Vice-présidente, Mmes Drecq et Moggio, et MM Benhaïm, Carlo, Lacan, Leers et Raffin..

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  • Title: Quad Evasion
    Descriptive info: Quad Evasion.. QUAD EVASION- 97/11.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi le 6 janvier 2011, d’une plainte émanant de l’Association France Nature Environnement (FNE), afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d un visuel publicitaire présent sur la page d’accueil du site Internet.. quadevasion.. Cette publicité émane de la société Quad Evasion et présente des véhicules circulant en milieu naturel.. L’association plaignante considère que cette publicité qui montre trois quads circulant en montagne présente des véhicules en situation d’infraction aux règles de circulation des véhicules motorisés dans les espaces naturels et violent donc les dispositions du Code de l’environnement ainsi que les règles déontologiques de l’ARPP.. La société Quad Evasion a été informée par courrier du 8 février 2011 de la plainte dont copie lui a été transmise et des dispositions dont la violation est invoquée.. Elle explique que la page d accueil de son site internet à été changée le 15 février 2011 et que cette photo était un montage photo sur terrain privé réalisé par la société POLARIS (fabricant de Quad).. Elle fait valoir par ailleurs qu en aucun  ...   notamment de la sensibilité du corps social à un moment donné et du contexte de diffusion de la publicité 9/1 La publicité doit proscrire toute représentation susceptible de banaliser, et a fortiori valoriser, des pratiques ou idées contraires aux objectifs du développement durable.. A titre d’exemple : a/ La publicité doit bannir toute évocation ou représentation de comportement contraire à la protection de l’environnement et à la préservation des ressources naturelles (gaspillage ou dégradation des ressources naturelles, endommagement de la biodiversité ,pollution de l’air, de l’eau ou des sols, changement climatique etc…), sauf dans le cas où il s’agit de le dénoncer.. Le plaignant invoque la méconnaissance directe des dispositions du Code de l’environnement et, en particulier, de son article L.. Est interdite toute forme de publicité directe ou indirecte présentant un véhicule en situation d’infraction aux dispositions du présent chapitre ,.. l’article L.. En l’espèce, le Jury constate que le visuel figurant sur le site de la société Quad Evasion représente des véhicules à moteur sur un espace rocheux et non clairement sur des voies ouvertes à la circulation.. La présente décision sera communiquée à l’association FNE ;..

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  • Title: Areva - Euro RSCG C&O - France Télévisions Publicité et Médiavision
    Descriptive info: Areva - Euro RSCG C O - France Télévisions Publicité et Médiavision.. AREVA- 96/11.. Plaintes rejetées.. après avoir entendu certains plaignants, des représentants de l’association Réseau Sortir du nucléaire , des sociétés AREVA et Euro RSCG C O ainsi que le représentant de l’ARPP,.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi les 11, 12, 14, 18 et 20 janvier 2011 de six plaintes émanant de particuliers et de l’association Réseau Sortir du Nucléaire , afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur, d’une campagne publicitaire de la société AREVA.. La plainte de l’association Réseau Sortir du Nucléaire a reçu le soutien d’une pétition adressée notamment au Jury.. Il s’agit d’un film publicitaire institutionnel d’une durée de 40 ou 60 secondes diffusé en télévision, au cinéma et sur Internet.. Il a pour objet de relater les principales sources d’énergie utilisées par l’homme à travers les âges, en ayant recours à différents plans représentant ces énergies qui s’enchaînent rapidement.. L’un des derniers plans représente une centrale nucléaire, des éoliennes en site off-shore et une installation solaire thermique.. Le slogan de fin de message est.. L’énergie est une histoire qui n’a pas fini de s’écrire, continuons de l’écrire avec moins de co2.. Il est suivi de la signature :.. Découvrez nos activités dans le nucléaire et les énergies renouvelables.. , accompagnée de la mention légale.. l’énergie est notre avenir, économisons la.. !.. La procédure.. La séance du Jury initialement prévue le 4 février a été reportée au 18 février à la demande de l’un des plaignants souhaitant disposer d’un délai supplémentaire pour consulter certaines pièces du dossier.. Ces pièces transmises par l’annonceur et son agence ont été communiquées à l’ensemble des plaignants par un courrier du 8 février 2011.. Les plaignants considèrent que ce film est de nature à induire en erreur les consommateurs car il crée une confusion dans la présentation des énergies (énergie nucléaire à côté d’installations de production d’énergie renouvelable) et présente l’histoire de l’énergie de manière simplifiée en valorisant l’énergie nucléaire alors qu’elle ne représente que 6% de l’énergie au niveau mondial.. De plus, cette publicité suggèrerait que l’activité de la société n’a pas d’impact sur l’environnement.. De même, le film ne justifierait pas l’argumentation sur la réduction d’impact que le nucléaire peut avoir sur l’environnement.. En outre, la présentation d’une centrale nucléaire dans un paysage naturel laisserait supposer que le nucléaire est une activité écologiquement vertueuse.. Deux plaintes, dont l’une émane de l’association Réseau Sortir du Nucléaire , sont rédigées en termes presque identiques.. Elles soutiennent que les Recommandations suivantes relatives au Développement durable de l’ARPP sont méconnues :.. Véracité des actions.. 1/1 La publicité ne doit pas induire le public en erreur sur la réalité des actions de l’annonceur ni sur les propriétés de ses produits en matière de développement durable.. 1/2 La publicité ne peut exprimer une promesse globale en matière de développement durable si l’engagement de l’annonceur ne porte pas cumulativement sur les trois piliers du développement durable.. 1/3 Les actions des annonceurs et les propriétés de leurs produits dans ce domaine doivent être significatives pour pouvoir être revendiquées.. Pour tout message reposant sur une allégation scientifique, l’annonceur doit être en mesure de présenter l’origine des résultats annoncés et la méthodologie ayant servi de base de calcul.. La publicité ne peut recourir à des démonstrations ou à des conclusions scientifiques qui ne seraient pas conformes à des travaux scientifiques reconnus.. Elle en déduit que la publicité de la société AREVA crée volontairement une confusion et induit le public en erreur en présentant sur le même plan l’énergie nucléaire à côté d’installations de production d’énergies renouvelables.. Cette assimilation est renforcée par le recours au vocable commun, énergies avec moins de carbone pour désigner ces énergies et par l’utilisation des termes énergies renouvelables dans le générique de fin.. Par ailleurs, la centrale nucléaire est présentée dans un environnement préservé par opposition à celui qui accompagne la production de charbon.. Elles font valoir enfin qu’il s’agit d’une représentation erronée de l’histoire de l’énergie qui procède à une simplification extrême en ne retenant que cinq périodes et en associant une seule source d’énergie à chaque période.. Enfin, il est présenté un parc éolien off-shore en cours de fonctionnement alors qu’aucun parc de ce type n’existe au large des côtes françaises.. Proportionnalité des messages.. La réalité de ces actions ou propriétés peut s’apprécier au regard des différents piliers du développement durable, des différents types d’impacts possibles et des différentes étapes de la vie du produit.. 2/2 Le message publicitaire doit être proportionné à l’ampleur des actions menées par l’annonceur en matière de développement durable ainsi qu’aux propriétés du produit dont il fait la promotion.. 2/3 En particulier :.. a/ L’argument publicitaire ne doit pas porter sur plus de piliers du développement durable, plus d’étapes du cycle de vie ou plus d’impacts qu’il ne peut être justifié.. b/ Le message publicitaire ne saurait suggérer indûment une absence totale d’impact négatif.. c/ La présentation d’action(s), de produit(s) à un stade expérimental ou de projet (prototype, R D, investissement…) doit clairement les présenter comme tels et ne pas en exagérer la portée.. Selon la plainte, la publicité suggèrerait une absence totale d’impact négatif de l’activité d’AREVA en ce que les différentes étapes du cycle nucléaire et leurs risques sont absents du spot et en ce que la centrale est placée dans un décor idéalisé, notamment par rapport au charbon, et présentée comme moderne et correspondant au sens de l’histoire.. Clarté du message.. 3/1 L’annonceur doit indiquer dans la publicité en quoi ses activités ou ses produits présentent les qualités revendiquées.. 3/2 Si l’argument publicitaire n’est valable que dans un contexte particulier, ce dernier doit être présenté clairement.. 3/3 Lorsqu’une explicitation est nécessaire, celle-ci doit être claire, lisible ou audible et, donc, répondre aux exigences de la Recommandation.. Mentions et renvois.. 3/4 Dans les cas où cette explicitation est trop longue pour pouvoir être insérée dans la publicité, l’information essentielle doit y figurer, accompagnée d’un renvoi à tout moyen de communication permettant au public de prendre connaissance des autres informations.. 3/5 Tout message publicitaire reposant sur une étude scientifique doit en indiquer la source.. 3/6 Tout argument de réduction d’impact ou d’augmentation d’efficacité doit être précis et s’accompagner de précisions chiffrées, en indiquant la base de comparaison utilisée.. Selon la plainte, le commentaire est succinct et privilégie le caractère suggestif des images et de leur montage.. Aucun élément d’analyse ou d’information ne permet au spectateur de savoir pourquoi le nucléaire serait une énergie avec moins de carbone ou correspond à un environnement préservé.. Loyauté.. 4/1 La publicité ne doit pas attribuer à un produit ou à un annonceur l’exclusivité de vertus au regard du développement durable alors que celles des concurrents seraient analogue ou similaires.. 4/2 Un annonceur ne peut se prévaloir de certaines actions à titre exclusif alors que celles-ci seraient imposées à tous par la réglementation en vigueur.. Ce principe n’exclut pas que, dans un but pédagogique, une publicité puisse informer de l’existence d’une réglementation, afin d’en promouvoir la mise en œuvre ou d’inciter le public à y souscrire.. 4/3 La publicité ne doit pas créer de lien abusif entre les actions générales d’un annonceur en matière de développement durable et les propriétés propres à un produit.. 4/4 En matière d’arguments écologiques :.. a/ Une allégation environnementale ne doit pas mettre en avant l’absence d’un composant, d’un ingrédient, d’une caractéristique ou d’un impact (formulation de type.. sans….. ) qui n’aurait jamais concerné la famille de produits ou d’activités présentés par la publicité.. b/ Une allégation selon laquelle un produit ne contient pas un ingrédient ou un composant spécifique (formulation de type.. sans.. ) ne doit être utilisée qu’en adéquation avec les règles des autorités compétentes définissant les plafonds ou, à défaut, dans les conditions énoncées par la norme ISO 14021.. c/ Une réduction d’impact négatif ne doit pas être présentée comme une reconstitution directe des écosystèmes naturels.. Selon les plaignants, la publicité en focalisant -à tort- sur la question du carbone, en présentant un décor idéalisé et en passant totalement sous silence les conséquences environnementales de la production d’énergie nucléaire contrevient à cette recommandation et contient une allégation qui n’est assortie d’aucun élément d’analyse ou d’information permettant d’en vérifier le bien-fondé.. Il est reproché que les autres étapes de la production d’énergie nucléaire n’aient pas été montrées, ce qui conduit à passer sous silence les autres nuisances et risques liés à l’activité nucléaire, notamment le traitement des déchets sur le long terme.. 6.. Vocabulaire.. 6/1 Les termes et expressions utilisés ne doivent pas induire le public en erreur sur la nature et la portée des propriétés du produit ou des actions de l’annonceur en matière de développement durable.. 6/2 Lorsque les termes et expressions utilisés font l’objet d’une définition fixée par une norme, ils doivent être employés dans un sens qui correspond à cette définition.. 6/3 Dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (ex.. :.. écologique, vert, éthique, responsable, préserver, équitable, durable, ….. ), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que.. 6/4 Les termes, expressions ou préfixes utilisés ne doivent pas traduire indûment une absence d’impact négatif du produit ou de l’activité de l’annonceur.. 6/5 Le vocabulaire technique, scientifique, ou juridique, peut être utilisé s’il est approprié et compréhensible pour les personnes auxquelles s’adresse le message publicitaire.. Selon les plaintes, la publicité aurait pour but de substituer à l’expression énergies renouvelables , consacrée en droit, celle d’ énergies avec moins de carbone , ce qui viole la recommandation précitée.. 7.. Présentation visuelle ou sonore.. 7/1 Les éléments visuels ou sonores doivent être utilisés de manière proportionnée à l’argument écologique et aux éléments justificatifs qui l’appuient.. 7/2 Ils ne doivent pas pouvoir être perçus comme une garantie d’innocuité si cette dernière ne peut être justifiée.. 7/3 Sans exclure leur utilisation, l’emploi d’éléments naturels ou évoquant la nature ne doit pas induire en erreur sur les propriétés environnementales du produit ou des actions de l’annonceur.. 7/4 Lorsque la publicité utilise un argument écologique, l’assimilation directe d’un produit présentant un impact négatif pour l’environnement à un élément naturel (animal, végétal,…) est à exclure.. Selon les plaintes, l’insertion d’une centrale nucléaire dans un paysage naturel, en bord de mer et en articulation avec des installations d’énergies renouvelables laisse penser que le nucléaire est une activité écologiquement vertueuse.. Cette présentation suggère une impression de maîtrise et d’expertise qui n’est pas étayée par un élément de preuve.. 9.. Impacts éco-citoyens.. La publicité doit s’inscrire dans un contexte de responsabilité sociale en tenant notamment compte de la sensibilité du corps social à un moment donné et du contexte de diffusion de la publicité.. Sans qu’il soit fait référence au concept de développement durable ou à l’une de ses composantes, une publicité doit éviter de véhiculer un message contraire aux principes communément admis du développement durable.. Dans cet esprit :.. a/ La publicité doit bannir toute évocation ou représentation de comportement contraire à la protection de l’environnement et à la préservation des ressources naturelles (gaspillage ou dégradation des ressources naturelles, endommagement de la biodiversité, pollution de l’air, de l’eau ou des sols, changement climatique, etc.. ), sauf dans le cas où il s’agit de le dénoncer.. b/ La publicité ne saurait inciter, directement ou indirectement, à des modes de consommation excessive ou au gaspillage d’énergies et ressources naturelles.. Elle ne saurait suggérer ou cautionner des agissements manifestement inconséquents ou irresponsables.. c/ La publicité doit éviter, dans son discours, de minimiser les conséquences de la consommation de certains produits ou services susceptibles d’affecter l’environnement.. d/ La publicité doit proscrire toute représentation ou évocation de comportement contraire au recyclage des produits ou à leur méthode spécifique de traitement.. e/ La représentation, sous quelque forme que ce soit, de véhicules à moteur en milieu naturel devra clairement les positionner sur des voies ouvertes à la circulation.. f/ la publicité ne doit pas sembler avaliser des conditions de travail contraires aux droits sociaux et aux droits humains.. A ce titre, sont exclues les publicités semblant cautionner le travail des enfants, toute forme de discrimination, de harcèlement moral, des conditions d’hygiène et de sécurité insuffisantes.. g/ La publicité doit proscrire toutes les déclarations ou les représentations visuelles susceptibles de générer des craintes irrationnelles ou infondées.. 9/2 La publicité ne doit pas discréditer les principes et objectifs, non plus que les conseils ou solutions, communément admis en matière de développement durable.. La publicité ne saurait détourner de leur finalité les messages de protection de l’environnement, ni les mesures prises dans ce domaine.. Selon les plaintes, ces prescriptions sont méconnues en ce que la mention légale l’énergie est notre avenir, économisons-là ! apparaît dans des conditions qui la rendent illisible et en ce que la mise en valeur d’une fête sur le toit d’un immeuble situé en bord de mer encourage une utilisation irrationnelle des ressources énergétiques.. Enfin, ces plaintes invoquent la violation des dispositions de l’article L224-1 du Code de l’environnement, du décret 2006-1464 du 28 novembre 2006 relatif à la promotion des économies d’énergie dans les messages publicitaires des entreprises du secteur énergétique et de l’arrêté du 28 novembre 2006 relatif à la publicité dans le domaine de l’énergie.. L’annonceur, la société AREVA, fait valoir qu’elle fournit des solutions pour produire de l’électricité d’origine nucléaire ou renouvelable, que le groupe a toujours présenté ses activités conjointement, tout en les distinguant d’un point de vue technologique et commercial.. Il précise que le film indique de manière indirecte, par l’intermédiaire d’une voix-off, que l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables sont des sources d’énergies produisant moins de CO2.. AREVA en apporte la justification scientifique et démontre que de nombreux documents officiels opèrent un rapprochement entre ces sources d’énergie en vertu de cette caractéristique commune.. La société AREVA fait valoir également que le film s’inscrit dans le cadre d’une évolution de la prise de parole de la société, à l’occasion de ses 10 ans.. Ce film raconte l’apparition des sources d’énergie à travers les âges.. Il vise aussi à mettre en perspective les activités d’AREVA qui consistent à offrir des solutions faiblement émettrices de CO2 pour produire de l’électricité d’origine nucléaire et renouvelable.. Il ne fait pas de comparaison qualitative ni entre les époques, ni entre les énergies présentées.. Le film est divisé en 5  ...   inscrites dans sa Recommandation.. Elle a ainsi tout particulièrement insisté sur le respect des principes de véracité et de proportionnalité contenus dans ce texte déontologique et rappelé :.. la nécessité que les actions d’AREVA soient significatives pour pouvoir être revendiquées (article 1-3) celles-ci devant être présentées avec justesse (article 2-1 qui prévoit que la réalité des actions de l’annonceur peut s’apprécier au regard des différents types d’impacts possibles), tant dans les revendications utilisées que dans l’expression visuelle et la mise en scène utilisée.. Une attention toute particulière a donc été portée sur la présentation de l’action d’AREVA en matière d’énergies éolienne et photovoltaïque.. que les actions de l’annonceur à un stade expérimental ou de projet devaient être présentées clairement comme tels (article 2-3).. la nécessité d’utiliser des allégations modérées (en préférant par exemple une formule du type moins de CO2 à Energie sans CO2 en vertu de l’article 6-4 de la Recommandation selon lequel les expressions et termes utilisés ne doivent pas traduire indûment une absence d’impact négatif des activités de l’annonceur.. de faire figurer dans ce message le renvoi vers un site Internet de l’annonceur qui comporte les informations nécessaires sur les actions effectivement menées par l’annonceur, pour la bonne compréhension du message (point 2, articles 3-1, 3-3 et 3-4).. L’ARPP a enfin et surtout pris bonne note des différentes précisions et éléments justificatifs transmis à l’appui des allégations utilisées, par l’annonceur quant à ses actions effectives.. Les précautions signalées ayant été prises en compte, un avis favorable a dès lors été délivré, sans restriction, sur les deux versions (40 secondes et 60 secondes) du film, en décembre 2010.. Le spot télévisé en cause qui devait être soumis à l’avis préalable de l’ARPP, a fait l’objet de plusieurs échanges entre l’agence et l’Autorité qui ont conduit à un certain nombre de modifications avant l’avis favorable donné par l’ARPP le 20 décembre 2010.. L’agence en tire qu’une remise en cause par le Jury du résultat de ces échanges porterait atteinte à la sécurité juridique que la contrainte de l’avis favorable préalable de l’ARPP avant toute diffusion télévisuelle a pour objet d’assurer.. Si effectivement, la procédure de l’avis préalable a pour objet de vérifier la conformité des messages destinés à une diffusion télévisuelle aux Recommandations déontologiques, il résulte des dispositions du règlement intérieur du Jury de Déontologie publicitaire adopté par le conseil d’administration de l’ARPP, notamment de ses articles 1,2,3 et 4, que l’avis que rend en ce cas l’ARPP ne saurait lier l’appréciation à laquelle le Jury, instance associée au dispositif de régulation professionnelle de la publicité et composée de personnalités indépendantes et impartiales, doit se livrer lorsqu’il est saisi d’une plainte.. A titre principal, ainsi que cela a été confirmé en séance, les plaintes reprochent au message en cause de mettre sur le même plan les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire, de présenter l’image d’une centrale nucléaire dans un décor où l’environnement apparaît préservé en suggérant indûment une absence totale d’impact négatif sur l’environnement, de donner une représentation erronée de l’histoire de l’énergie et fallacieuse des activités d’AREVA.. Ces griefs sont présentés comme constituant des manquements à la Recommandation déontologique.. en ce qui concerne la véracité des actions (points 1/1,1/2,1/3 et 1/4), la proportionnalité des messages (points 2/1,2/2 et 2/3), la clarté du message (points 3/1,3/2,3/3,3/4,3/5 et 3/ 6), la loyauté (points 4/1,4/2,4/3,4/4), le vocabulaire (points 6/1,6/2,6/3,6/4 et 6/5) et la présentation visuelle ou sonore (points 7/1,7/27/3 et 7/4 ).. Ils seront examinés en premier lieu ; les autres manquements invoqués, plus spécifiques, seront examinés dans un second temps.. Le Jury observe qu’il résulte de ces Recommandations que celles-ci s’appliquent au message publicitaire tel qu’il est présenté au public dans tous ses éléments mais ne peuvent être invoquées à l’encontre d’images qui ne sont pas représentées ou d’arguments qui ne sont pas invoqués et qu’il n’est nulle part fait obligation à l’annonceur ou à l’agence de présenter dans chaque publicité l’ensemble de ses activités ou l’ensemble des aspects d’un produit.. L’essentiel est de pouvoir justifier de la véracité des arguments ou des images que l’on met en avant dans un message déterminé ou de ne pas donner une image tellement déformée de la réalité qu’elle en devient mensongère.. 1 En ce qui concerne le grief tiré de ce que le film d’AREVA crée une confusion volontaire et induit le public en erreur en mettant sur un même plan l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables :.. S’agissant du plan visuel qui, vers la fin du film, présente dans le même décor une centrale nucléaire, une centrale solaire et un parc éolien offshore :.. Il n’est pas contesté qu’il s’agit d’ un film institutionnel destiné à conforter la notoriété de la société AREVA dont l’activité consiste à fournir des solutions pour produire de l’énergie.. Selon la société, ce plan a pour objet de représenter son offre de produits et de services qui comporte à côté de son activité nucléaire une activité dans le domaine des énergies renouvelables, solaire et éolien offshore notamment.. Cette affirmation est effectivement justifiée par de nombreux documents sociaux ou publicitaires ou des communiqués de presse produits par la société à son dossier ou encore par la présentation qui est faite sur le site internet de la société auquel il est renvoyé à la fin du message.. Par ailleurs, compte tenu des contraintes qu’impose le format d’un film publicitaire dont la durée maximale est de 60 secondes et de la représentation en cause où les trois installations sont présentées distinctement, l’image de la centrale ayant d’ailleurs été grossie par rapport aux deux autres installations à la demande de l’ARPP, la seule circonstance que les activités d’AREVA dans le domaine des énergies renouvelables sont aujourd’hui beaucoup moins importantes que celles déployées dans le nucléaire ne saurait être retenue comme justifiant, en l’espèce, dès lors que ces activités sont réelles et en développement, la constatation d’un manquement aux règles déontologiques rappelées ci-dessus.. S’agissant du recours à un vocable commun énergies avec moins de CO2 pour désigner ces trois formes d’énergie :.. La société AREVA a produit des extraits de plusieurs documents officiels ou études émanant de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique et des institutions européennes (annexes 41 à 44 et 46 du dossier d’AREVA) attestant que le nucléaire, l’éolien et le solaire sont des technologies de production d’énergie permettant de réduire sensiblement les émissions de CO2 ; l’étude parue en 2008 de la Commission européenne expose notamment qu’il en est ainsi sur la totalité du cycle de vie du mode de production.. Par suite, le message dénoncé par les plaignants ne peut être qualifié de mensonger.. S’agissant de la mention énergies renouvelables qui apparaît dans le générique du film :.. Il convient d’observer que ce générique cite distinctement dans les activités de la société le nucléaire d’une part, et les énergies renouvelables de l’autre ; elle ne conduit donc pas à la confusion dénoncée.. 2 En ce qui concerne le grief tiré de ce que le film présente l’image d’une centrale nucléaire dans un environnement préservé en suggérant indûment une absence totale d’impact négatif sur l’environnement :.. Certains plaignants font valoir que l’insertion d’une centrale nucléaire dans un paysage naturel en bord de mer sous un ciel clément, à côté d’éoliennes offshore ou d’une centrale solaire, idéalise cette forme d’énergie surtout si on la rapproche de la représentation donnée dans un plan précédent d’une centrale à charbon qui apparaît dans un décor gris et pollué et montre les conditions de travail difficile des mineurs.. AREVA et son agence exposent qu’il a été décidé d’associer à chaque époque représentée dans le film une écriture graphique et un traitement pictural qui lui soit propre et que le troisième tableau qui présente le XIXème siècle et le charbon, a été traité en s’inspirant de la technique et des couleurs des lithographies qui étaient particulièrement répandues à l’époque, alors que le dernier tableau, censé évoquer le XXIème siècle s’inspire de l’iconographie et des couleurs des jeux vidéos.. Ils soulignent également que d’autres plans relatifs à d’autres modes d’énergie sont représentés selon des techniques propres à leur époque avec des ambiances ensoleillées ou des décors avenants.. Le Jury constate qu’il n’a pas à se prononcer sur le parti pris créatif retenu par l’agence dès lors qu’il ne donne pas lieu à des manquements aux Recommandations de l’ARPP.. En l’espèce, il n’apparaît pas que les présentations faites dans ces différents plans dont il n’est nulle part dit qu’ils se situeraient en France, sont mensongères ou excèdent les limites auxquelles la stylisation et la simplification d’un message publicitaire conduisent nécessairement.. Plus particulièrement, s’agissant de la centrale nucléaire, il a été fait observer tout à la fois qu’une centrale située en bord de mer n’a pas besoin de cheminées de refroidissement et , en même temps que, sur l’image, n’apparaissent pas de fumées représentant la vapeur qui s’échappe d’une cheminée d’une centrale en fonctionnement.. Sur ce point, il a été précisé en séance que c’est à la demande de l’ARPP que des cheminées ont été rajoutées à la centrale nucléaire afin de permettre une meilleure identification de l’installation qui, ainsi qu’il a été affirmé en séance et n’a pas été contesté, n’avait pas besoin en bord de mer d’en comporter.. Dans ces conditions, le fait qu’aucune fumée ne s’échappe de ces tours ne peut être regardé comme un manquement significatif.. De la même manière, il a été allégué que la représentation faite de la centrale solaire ne correspondait pas à l’offre de produits d’AREVA.. Sur ce point, il a été démontré en séance, que l’image présentée correspond, sous une forme stylisée, à une centrale solaire thermique de haute concentration, solution énergétique que propose AREVA.. Les plaignants reprochent également au film de suggérer indûment une absence totale d’impact négatif sur l’environnement en focalisant l’argumentation sur la question des émissions réduites de carbone sans mentionner les risques et les nuisances liées à l’activité nucléaire.. Ainsi qu’il a été dit ci-dessus, les Recommandations de l’ARPP s’appliquent au message publicitaire tel qu’il est diffusé et il est loisible à un annonceur de mettre en avant tel ou tel aspect de son activité ou de son produit sans être tenu d’évoquer tous les autres dès lors que la présentation qu’il fait est loyale et véridique.. En l’espèce, compte tenu des spécificités de l’énergie nucléaire, dont il est justifié par des documents officiels, en matière d’émission de CO2, il ne peut être reproché à AREVA d’avoir choisi de focaliser son message sur cette propriété de l’énergie nucléaire.. Le Jury observe à cet égard qu’à aucun moment, il n’est allégué dans le message une absence totale d’impact négatif de cette forme de production d’énergie sur l’environnement et que, conformément à la demande de l’ARPP, le message se termine par un renvoi au site internet d’AREVA sur lequel sont décrites toutes les autres activités de la société, notamment dans le domaine minier ou celui du traitement des déchets.. 2/3 Certaines plaintes reprochent également au film de donner une représentation erronée de l’histoire de l’énergie par une simplification extrême, par l’impression donnée que l’énergie nucléaire s’inscrit dans le sens de l’histoire et en suggérant une impression de maîtrise et d’expertise qui ne serait étayée par aucun élément de preuve.. Le Jury note tout d’abord que ce film, s’il a été intitulé en interne l’épopée de l’énergie , n’emploie pas ce terme et se borne à se présenter comme une histoire qui n’a pas fini de s’écrire.. Il n’a donc pas la prétention de représenter exactement l’histoire de l’énergie mais seulement d’en donner à voir certains aspects en 5 tableaux dont le choix relève du parti de création artistique retenu par l’agence.. Le fait que le dernier tableau, celui représentant le XXIème siècle, retienne l’énergie nucléaire et des énergies renouvelables en se fondant sur leur propriété en matière de moindre émission de CO2 n’a pas pour objet de montrer la fin de l’histoire mais au contraire une histoire qui n’a pas fini de s’écrire et ne fait que refléter les interrogations qui ont surgi au cours des dernières années sur le réchauffement climatique et l’encouragement donné dans différentes enceintes aux formes d’énergie permettant de limiter le rejet des émissions de gaz à effet de serre.. Enfin, l’argument tiré d’ une suggestion d’impression de maîtrise et d’expertise venant notamment de la présentation visuelle ou sonore, n’est assorti d’aucune précision permettant d’en apprécier le bien-fondé.. Certaines plaintes considèrent aussi que ce film méconnaît les points 9/1 et 9/2 de la Recommandation - Impacts éco-citoyens - en ce qu’il encourage à une utilisation irrationnelle des ressources énergétiques par la représentation en dernier plan sur un fond de musique électronique forte et rythmée.. d’une fête sur le toit d’un immeuble situé en bord de mer comme mode de consommation présenté juste après la découverte des centrales nucléaire, solaire et éolienne.. Il s’agirait d’un encouragement à consommer sans réserve de l’énergie avec moins de CO2.. Le Jury considère toutefois que cette scène qui ne comporte aucune représentation de comportements contraires à la protection de l’environnement et à la préservation des ressources naturelles et qui, contrairement à ce qu’il est soutenu, ne masque pas la mention légale L’énergie est notre avenir, économisons-là ! qui apparaît dans le plan suivant, ne peut être interprétée comme une incitation à une consommation excessive ou au gaspillage d’énergies ou de ressources naturelles et n’enfreint pas les prescriptions énumérées à l’article 9 de a Recommandation.. Sur la violation des dispositions de l’article L224-1 du Code de l’environnement, du décret n 2006-1464 du 28 novembre 2006 et de l’arrêté du 28 novembre 2006 relatif à la publicité dans le domaine de l’énergie :.. Le Jury rappelle qu’il n’est compétent que pour relever les manquements aux règles déontologiques de l’ARPP et qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur la violation éventuelle d’une règle fixée par la loi ou le règlement et assortie de sanctions administratives.. 5.. Les plaintes sont rejetées ;.. Les messages publicitaires en cause ne méconnaissent pas les dispositions de la Recommandation.. La décision du Jury sera communiquée aux plaignants, à l’association Réseau Sortir de Nucleaire , aux sociétés AREVA et Euro RSCG C O et aux représentants des médias de diffusion, le SNPTV, France Télévisions Publicité et Médiavision ;.. Délibéré le vendredi 18 février 2011 par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Drecq et MM.. Lacan et Leers.. IMG/flv/AREVA_1_..

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  • Title: Le roi de la capote
    Descriptive info: Le roi de la capote.. 02.. LE ROI DE LA CAPOTE- 95/11.. après avoir entendu la société Pandora Corp, propriétaire du site Leroidelacapote.. com,.. Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi les 7, 13 et 15 décembre 2010, de trois plaintes émanant de particuliers, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur, d’une annonce presse diffusée notamment dans Campus Magazine pour la promotion du site internet de vente en ligne de préservatifs.. leroidelacapote.. Le visuel représente un homme habillé et souriant, assis sur un canapé, tenant des feuilles de papier dans les mains.. Sur la table basse devant lui sont disposés divers livres et documents.. Face à lui, de dos, se tient une femme dont la tête n’apparaît pas, vêtue d’un bustier, de bas et de porte-jarretelles et qui tient une paire de menottes dans la main gauche.. L’accroche publicitaire est.. Allez-y, on vous couvre.. Les plaignants considèrent que le visuel est sexiste et porte atteinte à l’image de la femme, présentée comme un objet sexuel.. Par ailleurs, le support de diffusion étant destiné à des étudiants, cette publicité donne une image déplorable de la sexualité et par ailleurs n’inciterait pas les jeunes filles à se protéger.. L’un des plaignants ajoute que le visuel présente un caractère pornographique, attentatoire à la dignité de la femme, réduite à un rôle d’objet sexuel.. Cette publicité contrevient donc aux recommandations de l’ARPP en ce qu’elle présente en gros plan les fesses très dénudées d’une femme dont la tête est tronquée.. La photo est indécente surtout pour une diffusion dans un journal gratuit destiné à des populations lycéennes et étudiantes.. De plus, la nudité est utilisée de façon sexuellement provocante, la paire de menottes qu’elle exhibe la suggérant consentante par avance à toutes sortes de jeux sexuels même les plus dégradants et humiliants, impliquant des relations dominant/dominé.. Selon le plaignant, ce message va à contre-courant des efforts que mène l’Etat pour promouvoir l’égalité des droits entre hommes et femmes.. Comment en effet inciter les jeunes filles à entreprendre des études si les journaux pour lycéens et étudiants leur proposent une image dégradante d’elles-mêmes ? Cette photo représente de plus sans ambiguïté la femme comme un objet sexuel, pervers et dangereux pour la santé, dont il faut se protéger, accentué par le texte.. Allez-y on vous couvre.. : la femme est le danger, le Roi de la capote veille sur l’homme.. Selon le plaignant, le sado masochisme est présenté ici sous un jour anodin et banal, en modèle de relations amoureuses pour les jeunes, certains pouvant y voir une justification de la violence à l’encontre des femmes.. Le plaignant pose la question de la légalité d’une telle image exposée à la vue de mineurs.. Il considère enfin qu’elle suggère aux jeunes que les garçons sont studieux et que les femmes les détournent de leurs études.. Un autre plaignant relève que cette publicité contrevient à la plupart des recommandations sur l’image de la personne humaine de l’ARPP.. Or, elle s’adresse à un public de jeunes, qui peuvent être mineurs, dans un journal gratuit, exposé hors de tout acte volontaire : cette publicité présente en effet une image de jeune femme, dont la tête est tronquée, très déshabillée, avec une paire de menottes, réactivant le symbole de la tentatrice, éternelle fille d’Eve, responsable de tous les maux et dont il faut se protéger.. Elle porte donc atteinte à la dignité de la femme, ici diabolisée comme source de dangers.. Le texte.. allez-y, on vous couvre.. accentue encore le message visuel : il y a bien danger mais on vous protège, quoi qu’il arrive.. Il est la phrase utilisée par la police lors d’assauts contre le banditisme, c’est dire le danger ! et les violences autorisées.. Par ailleurs, la nudité des fesses participe à l’avilissement de la femme présentée comme objet sexuel et de consommation.. La posture de la femme est sans équivoque et dégradante avec la paire de menottes symbole d’enchainement et de sadisme, tout en la présentant comme consentante à toutes les dérives dégradantes et humiliantes que l’image suggère.. De plus, le message véhiculé réduit la jeune femme à un objet de consommation  ...   étaient plus nombreuses à faire des études supérieures.. Aussi pourquoi montrer le jeune homme dans le rôle de l’étudiant sérieux et la jeune femme dans le rôle de l’objet sexuel détournant de l’étude ? Cette publicité montre une vision ringarde des relations hommes-femmes, inégalitaire et dans un rapport dominant-dominée.. Ne pourrait-on montrer une image de relation amoureuse et sexuelle sincère et égalitaire entre deux étudiants pour vendre des préservatifs ?.. La société Pandora Corp.. Responsable du site internet et de la publicité incriminée, précise que le visuel a été publié dans la revue Campus Mag de novembre 2010 et qu’aucune autre parution n’est prévue dans la presse à ce jour.. La société Pandora Corp fait valoir ensuite que :.. Sur la difficulté de sensibiliser les jeunes aux risques du SIDA La société Pandora Corp.. aA notamment pour activité la vente de préservatifs en ligne via son site Internet accessible à l’adresse.. Depuis sa création, elle est partenaire des institutions publiques dans le cadre de la lutte contre le SIDA laquelle, conformément aux conclusions et aux recommandations des 3 derniers congrès mondiaux de l’Agence Internationale de l’ONU doit à l’échelon mondial constituer une priorité de santé publique indiscutable.. L’annonceur note qu’afin d’atteindre le public, aucune campagne officielle n’a convaincu en 20 ans, des études marketing ayant montré que le seul registre capable d’attirer l’attention des populations à risque est celui de l’humour et de la dérision.. C’est la raison pour laquelle la publicité en cause véhicule de manière volontaire une saynette burlesque.. Il est important de montrer à ces jeunes adultes que l’usage du préservatif est drôle et qu’il peut être intégré à un jeu entre partenaires responsables.. L’annonceur souhaite ainsi relever que l’image d’une femme en lingerie face à son partenaire est nécessaire pour décomplexer de jeunes adultes dans l’usage du préservatif mais également adaptée aux produits vendus sur le site de la société Pandora Corp.. Sur le visuel en cause Une étude attentive de la publicité permet de constater que la paire de menottes est tenue non par l’homme mais par la femme ce qui tend à montrer qu’elle exhibe son ascendant sur son compagnon et non l’inverse et c’est donc l’homme qui est en position d’infériorité.. L’image ne véhicule aucune violence : l’homme sourit, d’un air complice ; il n’a l’air ni agressif, ni agressé, ni anxieux ; il n’est question que d’un jeu librement consenti dans un couple sans que rien ne laisse penser que la femme est une prostituée.. De manière plus générale, la pose de la femme en sous-vêtements est similaire à celle utilisée pour d’autres publicités existantes.. La société Campus Groupe pour sa part, indique avoir mis fin à tout contrat avec la société Le roi de la capote et stoppé toute publication de cette publicité dans ses supports.. Elle précise en outre que le magazine est destiné aux étudiants de plus de 18 ans et non aux lycéens et que cette publicité avait pour seul but d’encourager le port du préservatif auprès des étudiants.. Le Jury rappelle que la Recommandation.. Image de la Personne Humaine.. dans le point 2-1 du paragraphe relatif aux stéréotypes sexuels, sociaux et raciaux que.. La publicité ne doit pas réduire la personne humaine, et en particulier la femme, à la fonction d’objet.. Le Jury constate que la publicité s’adresse tant aux hommes qu’aux femmes dans la mesure où le site internet commercialise des préservatifs masculins mais également féminins, ce qui est mentionné dans la publicité, que la scène qu’elle expose, si elle repose sur certains stéréotypes, est en relation avec les qualités et l’usage des produits qu’elle commercialise, qu’elle ne met pas en scène des personnages dans des postures indécentes, qu’on ne peut en déduire aucune conclusion quant à un rapport dominant-dominé, qu’elle ne constitue pas une incitation à la violence et enfin, qu’elle a été diffusée sur un support destiné aux étudiants.. La présente décision sera communiquée aux plaignants et aux sociétés Pandora Corp et Campus groupe ;.. Délibéré le 4 février 2011, par Mme Hagelsteen, Présidente, Mme Michel-Amsellem, vice-présidente, Mme Drecq, et MM Benhaim, Carlo, Lacan, Leers et Raffin.. Pour visualiser la publicité LE ROI DE LA CAPOTE ,..

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